« Nous voulons promouvoir la santé mentale dans le secteur agricole », a soutenu le ministre MacAulay en Chambre. Crédit photo : Chambre des communes

« Nous voulons promouvoir la santé mentale dans le secteur agricole », a soutenu le ministre MacAulay en Chambre. Crédit photo : Chambre des communes

Le fédéral investit en santé mentale

Le gouvernement n’a pas attendu le rapport du comité permanent de l’agriculture pour agir concrètement dans le dossier de la santé psychologique des producteurs. Un nouveau programme d’aide, un fascicule et un projet d’étude ont été annoncés la semaine dernière.

Programme

Une subvention de 50 000 $ à 4-H Canada a été annoncée par le ministre MacAulay pour la création d’un nouveau programme d’aide aux jeunes en milieu rural. À compter du printemps 2019, l’organisme offrira des webinaires et des ateliers afin de former les bénévoles-mentors à détecter la détresse chez leurs 25 000 jeunes membres et à les référer aux ressources adéquates. Au total, 4-H Canada recevra 150 000 $ sur deux ans de UFA Co-operative Limited, Cargill, Corteva Agriscience (la division agricole de DowDuPont) et de Financement agricole Canada (FAC).

Sensibilisation

« Mon secrétaire parlementaire [Jean-Claude Poissant] et moi travaillons avec FAC pour réduire la stigmatisation en santé mentale, grâce à une publication livrée [la semaine dernière] à toutes les exploitations agricoles canadiennes », a indiqué le ministre fédéral de l’Agriculture, Lawrence MacAulay, en Chambre le 27 novembre. Un fascicule d’une trentaine de pages a été envoyé à 165 000 fermes au pays. D’ailleurs, la première page du document réfère à un sondage effectué par l’Université de Guelph chez 1 100 producteurs. Celui-ci révèle que 45 % des répondants percevaient leur niveau de stress comme élevé, que 58 % semblaient souffrir d’anxiété et que 35 % remplissaient des critères de diagnostic de dépression. Selon la chercheuse Andria Jones-Bitton, « la plupart des répondants chercheraient à obtenir de l’aide, mais 40 % ne se sentiraient pas à l’aise de la demander à cause de ce que les gens pourraient penser ».  

De leur côté, Agriculture et Agroalimentaire Canada et Gestion agricole du Canada souhaitent soutenir un projet qui étudiera le lien entre la santé psychologique et ses répercussions sur les décisions de gestion dans les exploitations.