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Ruth Ellen Brosseau avec sa petite équipe de préparation des commandes Web au Marché Godefroy de Bécancour. Photo : Eddy Verbeek

Ruth Ellen Brosseau avec sa petite équipe de préparation des commandes Web au Marché Godefroy de Bécancour. Photo : Eddy Verbeek

Entre les sangliers et le marché public

Sous le toit du Marché Godefroy à Bécancour, Ruth Ellen Brosseau s’assure que les clients prennent leurs marchandises au terminal des commandes à emporter. Ici, pas de manutention. Les denrées sont dans un sac, c’est payé d’avance et le client part avec le tout. Le contact est limité au strict minimum. 

Depuis environ deux mois, l’ex-députée de Maskinongé qui a été porte-parole en matière d’agriculture pour le Nouveau parti démocratique (NPD), est responsable des ventes en ligne du marché. Comme elle est bien en vue dans le milieu agroalimentaire, mais aussi à l’aise avec les médias sociaux, l’administration du Marché Godefroy a trouvé en elle une alliée idéale.

Pour la jeune webmestre, deux défis se sont présentés : « J’avais des producteurs à convaincre d’être en ligne, même s’ils sont peu nombreux. Et pour ceux qui étaient déjà sur le Web, les produits varient tellement qu’il faut continuellement s’adapter sur notre site. » Des légumes au fromage en passant par les viandes, il y a continuellement des mises à jour à effectuer.

Ruth Ellen Brosseau officie à temps partiel au marché public qui compte parmi les plus importants entre Montréal et Québec. Elle consacre le reste de son temps à travailler à la ferme de son amoureux.

Une végétarienne en amour

De candidate « poteau » aux élections de 2011, Ruth Ellen Brosseau a gravi les échelons au sein du parti néodémocrate pour lequel elle a été députée jusqu’à sa défaite de 2019.

La jeune femme représentait encore la circonscription de Maskinongé lorsque l’amour a gagné son cœur. Au fil des rencontres publiques dans son comté, elle a rencontré Nicolas Gauthier, un éleveur de sangliers de Yamachiche. S’il faut ouvrir une parenthèse, c’est bien ici : Ruth Ellen est végétarienne et ne l’a jamais caché. Elle s’investit toutefois à fond dans l’entreprise de son conjoint et, sans bouclier, elle livre : « Ça ne me dérange pas. Je ne mange pas de viande par choix personnel, mais je ne critique pas ceux qui en mangent. » C’est dit!

À la Chambre des communes, la députée Brosseau s’est levée de nombreuses fois pour dénoncer le lait diafiltré en provenance des États-Unis et pour protéger la gestion de l’offre. Avec la pandémie de COVID-19, elle se dit que tout ce qu’elle a défendu est plus nécessaire que jamais. « On le voit bien aujourd’hui : les gens veulent des produits locaux. Il faut favoriser l’économie circulaire, transformer nos produits nous-mêmes, et soutenir les petits agriculteurs. »

Eddy Verbeeck, collaboration spéciale