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Croissance différenciée : les provinces s’entendent

Les dix provinces canadiennes se sont finalement entendues sur une formule de répartition des allocations dans le dossier de la croissance différenciée dans le poulet. Rappelons que l’Alberta avait quitté les Producteurs de poulet du Canada (PPC) en décembre dernier et que, depuis, plusieurs séances de médiations et négociations avaient eu lieu.

Mais le 8 juillet dernier, les dix provinces en sont venues à une entente sur la croissance différenciée. La formule de calcul tiendra compte de plusieurs éléments : prorata 45 %, allocation vs population 5 %, croissance de la population 7,5 %, produit intérieur brut 7,5 %, indice des prix à la consommation 7,5 %, indice des prix des entrées dans l’agriculture 10 %, utilisation du quota provincial 7,5 % et activités de surtransformation 10 %.

L’accord de principe devrait permettre à l’Ontario et l’Alberta de rehausser leur allocation sur une période de dix ans. En fait, ce sont 22,5 millions de kilogrammes qui leur seront transférés. Les huit autres provinces seront mises à contribution. Ainsi, les provinces de l’Atlantique transféreront un total de 4 millions de kilogrammes, les provinces des Prairies 3,7 millions de kilogrammes, la Colombie-Britannique et le Québec 7,4 millions de kilogrammes chacune.

Selon cette entente, la part de marché du Québec passera de 27,02 % à 26,40 % sur dix ans. « Cet accord constitue un compromis dont l’objectif est de garantir la stabilité de la gestion de l’offre dans le secteur du poulet. Il faut préciser ici que, toutes proportions gardées, l’effort du Québec est moins élevé que celui des autres provinces contributives », peut-on lire dans le mot du président des Éleveurs de volailles du Québec, Pierre-Luc Leblanc, dans le Provoqué. Cette nouvelle méthode de calcul des allocations est en vigueur depuis la fin juillet.