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La COVID-19 a occasionné des retards dans les abattoirs porcins et bovins du pays en 2020. Photo : Archives/TCN

La COVID-19 a occasionné des retards dans les abattoirs porcins et bovins du pays en 2020. Photo : Archives/TCN

Bonification d’Agri-stabilité attendue du milieu agricole canadien

La relance de l’agriculture au pays qui suivra la pandémie, en 2021, reposera sur plusieurs facteurs, dont l’amélioration des programmes de gestion des risques. C’est ce qu’ont exprimé des représentants canadiens de diverses productions, lors d’une conférence de presse tenue le 17 décembre.

« Il faudra que 2020 soit bien couverte, a soutenu Bob Lowe, président de l’Association canadienne des éleveurs de bovins. Les jeunes n’ont pas confiance que l’industrie est durable. Il faut des investissements stratégiques pour encourager les jeunes », a-t-il ajouté, lors d’un événement virtuel qui réunissait également des acteurs de la Fédération canadienne de l’agriculture, du Conseil canadien du porc (CCP), du Conseil canadien de l’horticulture (CCH) et des Producteurs de grains du Canada.

Selon Rebecca Lee, directrice générale du CCH, l’année 2021 demeure incertaine pour les producteurs maraîchers au pays, notamment en ce qui a trait aux conditions climatiques et aux travailleurs étrangers temporaires. Et les protections actuelles, selon elle, ne répondent pas aux besoins du secteur. M. Lowe et le président du CCP, Rick Bergmann, estiment quant à eux que les retards et les problèmes qu’a engendrés la pandémie dans les abattoirs porcins et bovins du pays pourraient encore se faire sentir dans les six prochains mois, voire plus tard.

Appui aux propositions de la ministre Bibeau

La majorité des acteurs présents ont appuyé publiquement les propositions d’améliorations au programme Agri-stabilité faites par la ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, en novembre. Rappelons que Mme Bibeau a suggéré à ses homologues provinciaux de retirer « la limite de marge de référence » du programme, et de faire passer le taux d’indemnisation de 70 % à 80 %. Elle s’est engagée à financer à 60 % les bonifications à Agri-stabilité, le reste devant être assumé par les provinces. Pour que les changements proposés soient rétroactifs à l’année 2020, toutefois, les provinces devaient accepter cette offre avant le 31 décembre. Au moment de mettre le journal sous presse, le 22 décembre, certaines d’entre elles, notamment celles des Prairies, n’avaient toujours pas consenti à contribuer aux bonifications à hauteur de 40 %.

Le gouvernement fédéral se dit ouvert à poursuivre les négociations, dans les prochains mois, pour que des bonifications soient applicables à l’année 2021.