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La candidate libérale Marie-Claude Bibeau a été réélue pour un 3e mandat dans Compton–Stanstead. Elle pose en compagnie de son conjoint, Bernard Sévigny. Photo : Gracieuseté de Marie-Claude Bibeau

La candidate libérale Marie-Claude Bibeau a été réélue pour un 3e mandat dans Compton–Stanstead. Elle pose en compagnie de son conjoint, Bernard Sévigny. Photo : Gracieuseté de Marie-Claude Bibeau

Bibeau prête à poursuivre le travail avec les agriculteurs

Ne sachant pas si le premier ministre lui confiera de nouveau ce ministère, Marie-Claude Bibeau se dit prête à poursuivre le travail amorcé avec les agriculteurs. Peu importe la décision, la députée de la circonscription agricole de ComptonStanstead assure qu’elle sera active dans ces dossiers, comme elle le faisait d’ailleurs avec l’ancien ministre Lawrence MacAulay.

Mme Bibeau affirme que « le plan de lutte contre les changements climatiques prendra des orientations plus ambitieuses » et réitère que les agriculteurs sont invités à contribuer aux actions. Son gouvernement, croit-elle, devra aussi s’attarder à la modernisation des programmes de gestion de risque commerciaux pour prendre en considération les effets de ces changements climatiques sur la production agricole.

Par ailleurs, celle qui a été la première femme à occuper le siège de ministre fédérale de l’Agriculture se réjouit d’avoir réussi à intégrer davantage de femmes et de jeunes dans les associations agricoles. « Je faisais une pression amicale pour qu’ils soient mieux représentés. Si on veut discuter de l’avenir d’un secteur, ça prend des jeunes autour de la table », avance-t-elle.

L’avis d’experts

Des experts estiment que Mme Bibeau a bien rempli son mandat et pourrait être de nouveau nommée. « Elle a fait un bon travail. S’il y a un remaniement à avoir, ce ne sera pas parce qu’elle ne mérite plus son poste. Comme on est dans la continuité, elle pourrait demeurer ministre », estime le professeur Pascal Thériault, de l’Université McGill. « Les analystes s’entendent généralement pour dire qu’elle fait partie des députés ministrables, en agriculture ou dans un autre ministère », indique Marie-Ève Gaboury-Bonhomme, professeure adjointe au Département d’économie agroalimentaire et des sciences de la consommation à l’Université Laval.