Chrystia Freeland , ministre des Affaires étrangères du Canada. Crédit photo: Shutterstock.com

Chrystia Freeland , ministre des Affaires étrangères du Canada. Crédit photo: Shutterstock.com

ALENA : toujours pas d’entente

Une quatrième semaine de renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) vient de se conclure à Washington.

La ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, juge ces nouvelles discussions « productives ». Les derniers développements laissent maintenant croire que les points de friction dépassent les quotas laitiers du Canada et le mécanisme de règlement des différends (chapitre 19). Une source impliquée de près dans les pourparlers a indiqué à La Presse canadienne que le Canada conteste la loi qui permet au président américain de décréter des tarifs douaniers sur des marchandises en alléguant la sécurité nationale. C’est d’ailleurs en vertu de cette section 232 du Trade Expansion Act que Donald Trump taxe l’aluminium et l’acier du Canada, du Mexique, de l’Union européenne et de la Chine. Il y a deux semaines, l’agence de presse Reuters affirmait qu’Ottawa semblait prêt à faire des concessions sur la gestion de l’offre, citant deux sources bien au fait du dossier.

La ministre Chrystia Freeland est arrivée à Washington vêtue d’un chandail portant la mention « Restons calmes et négocions l’ALENA ». Il s’agit d’un cadeau de ses enfants, a-t-elle expliqué. Crédit photo : Richard Madan

La ministre Chrystia Freeland est arrivée à Washington vêtue d’un chandail portant la mention « Restons calmes et négocions l’ALENA ». Il s’agit d’un cadeau de ses enfants, a-t-elle expliqué. Crédit photo : Richard Madan

L’administration Trump intensifie la pression sur le gouvernement Trudeau alors que le délai du 1er octobre pour soumettre un accord incluant le Canada devant le Congrès approche à grands pas.

Au Canada

Pendant ce temps, à Ottawa, les dirigeants des Producteurs laitiers du Canada (PLC) et de leurs 10 organisations affiliées se sont réunis pour demander au gouvernement « que tout nouvel accord de commerce n’ait aucun impact négatif additionnel sur le secteur laitier ». Pour les États-Unis, le Canada ne représente qu’une goutte d’eau dans l’océan et ne constitue donc pas la solution à leur surproduction de lait, ont-ils souligné. Les éleveurs jugent qu’Ottawa a suffisamment sacrifié leur industrie. Les concessions octroyées en vertu de l’Accord économique et commercial global (AECG) avec l’Union européenne et le Partenariat transpacifique (PTP) occasionnent des pertes de 250 M$ par année, estiment-ils. L’Association des transformateurs laitiers du Canada (ATLC) exhorte aussi le fédéral à « s’assurer que toute entente finale relative à l’ALENA n’ait pas d’incidence négative sur le secteur et les consommateurs canadiens ».

Plus de détails dans La Terre de chez nous du 26 septembre.