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Aide réclamée pour les producteurs de l’île d’Orléans

Les restrictions préventives de charge sur le pont de l’île d’Orléans, dans la région de Québec, font perdre des milliers de dollars aux producteurs agricoles de ce secteur, qui doivent assumer des coûts supplémentaires de transport alors que le prix de l’essence est de plus en plus élevé, déplore la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) de la Capitale-Nationale–Côte-Nord.

Lors de son assemblée générale annuelle, tenue le 11 novembre à Québec, cette dernière a réclamé une aide financière du gouvernement provincial pour soutenir les producteurs « dont les frais de transport ont au moins doublé depuis l’entrée en vigueur de ces restrictions, en avril 2020 », soutient son président, Yves Laurencelle. Ces frais pourraient s’étirer sur de nombreuses années encore, spécifie-t-il, « puisque les restrictions ne seront pas levées avant la construction d’un nouveau pont, annoncée dans sept ans ».

Selon lui, les pertes sont d’environ 400 000 $ par année pour l’ensemble des producteurs avicoles, laitiers, viticoles et maraîchers de l’île d’Orléans, dont l’un qui subirait à lui seul des pertes d’environ 100 000 $ par an. Ces entreprises deviendraient conséquemment moins compétitives dans leur secteur de production, insiste le président, qui prévoit rencontrer la nouvelle députée caquiste de Charlevoix–Côte-de-Beaupré cet hiver pour la sensibiliser au problème. 

Avancement de l’identification des terres en friche sur la Côte-Nord

Le projet d’identification des terres en friche sur la Côte-Nord, amorcé en 2022, est sur le point de franchir une nouvelle étape. La Fédération de l’UPA de la Capitale-Nationale–Côte-Nord, à la barre de ce projet, prévoit avoir une meilleure idée du nombre d’hectares en friche que compte ce territoire d’ici la fin de l’année. Dans une deuxième étape, le potentiel de remise en culture des terres sera évalué. « L’objectif de ce projet est d’attirer la relève en lui donnant accès à des terres abordables, pour lesquelles la demande est forte », explique Yves Laurencelle, président de la fédération régionale. Il ajoute que ces terres seraient aussi accessibles pour les producteurs agricoles qui souhaitent prendre de l’expansion. Selon lui, les coûts de remise en culture de ces terres avoisineront les 5 000 $/hectare.  L’organisation aimerait pouvoir couvrir ces coûts au moyen d’une aide gouvernementale, qui n’a toutefois pas encore été obtenue.