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La ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, et ses homologues provinciaux se sont rencontrés le 17 décembre. Crédit : Marie-Claude Bibeau/Twitter

La ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, et ses homologues provinciaux se sont rencontrés le 17 décembre. Crédit : Marie-Claude Bibeau/Twitter

Agri-stabilité : aucun changement à la marge de référence

La ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, et ses homologues provinciaux ne parviennent pas à s’entendre pour rétablir le seuil d’intervention du programme Agri-stabilité à 15 % de baisse de la marge des entreprises, comme le réclament des agriculteurs de partout au pays.

Agri-stabilité offre aux producteurs une aide en cas de diminution importante de leur revenu. À l’heure actuelle, le programme n’intervient qu’en cas de baisse de 30 % de leur marge.

Partout au pays, de nombreuses organisations agricoles réclament depuis longtemps le retour d’Agri-stabilité à son niveau de couverture d’avant les coupes de 2013. De cette façon, le programme interviendrait après une chute de 15 % du revenu par rapport à la moyenne historique, et non de 30 % comme c’est le cas actuellement. La ministre Bibeau estime qu’un tel changement coûterait plus de 300 M$/an. Pour sa part, le ministre québécois de l’Agriculture, André Lamontagne, a souligné « que des changements sans des investissements additionnels aux programmes pancanadiens de gestion des risques de l’entreprise ne permettraient pas d’atteindre cet objectif souhaité par les agriculteurs ». Pour l’instant, le fédéral poursuivra sa réflexion d’ici la prochaine rencontre des ministres canadiens de l’Agriculture en juillet prochain.

Programme catastrophe

Lors du Congrès annuel de l’Union des producteurs agricoles (UPA), le président Marcel Groleau avait proposé à la ministre Bibeau de devenir « le héros des ministres de l’Agriculture » en modifiant Agri-stabilité pour que la baisse de marge entre 15 et 30 % soit assumée par un programme fédéral-provincial. Au-delà de 30 %, un programme catastrophe assumé à 100 % par le gouvernement fédéral prendrait le relais.