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Photo : Archives / TCN

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30 M$ pour la recherche en agriculture durable

Le Plan d’agriculture durable (PAD) 2020-2030 franchit un pas important avec la création d’un Réseau d’expertise en agriculture durable et d’un programme de financement pour des projets de recherche grâce à un investissement du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec de 30 M$.

Cette somme dédiée à la recherche avait été annoncée lors du lancement du PAD en octobre. Le ministre André Lamontagne vient de confier au Fonds de recherche du Québec – Nature et Technologies (FRQNT) et au scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, la responsabilité de former le Réseau, soit de regrouper des experts, de mettre en place et de gérer le programme de projets. « Le Fonds est reconnu. Je suis heureux qu’il ait accepté d’embarquer et de prendre sur eux de développer le réseau », a indiqué le ministre en entrevue avec La Terre.

Un appel sera lancé auprès d’universités, de consortiums, de centres de recherche et de centres collégiaux de transfert de technologie. « La seule mission du Réseau sera l’agriculture durable dans un contexte de changement climatique, de santé des sols et de diminution d’usage des pesticides et de fertilisants », précise M. Lamontagne. Ensuite, le programme sera mis en place et les agriculteurs pourraient participer à des projets de recherches. Une somme de 26 M$ sur quatre ans sera consacrée à leur développement.

L’importance de la recherche

Le PAD est composé de trois volets : la rétribution des bonnes pratiques, la recherche ainsi que la formation et l’accompagnement. « C’est la synergie des trois qui donne l’effet d’accélération. La recherche, c’est la clé, parce que ça donne les outils pour changer nos pratiques », avance le ministre.

M. Lamontagne se dit confiant que le nouveau réseau permettra d’accélérer la mise en œuvre de pratiques plus écologiques. « Le consommateur le demande. C’est important le lien de confiance entre ceux qui produisent et ceux qui consomment. C’est un autre geste qu’on pose pour renforcir ce lien », insiste-t-il, soulignant que le Québec est leader au Canada en matière d’agriculture durable.

Prochaine étape du PAD

L’autre étape importante du PAD sera de déterminer les projets pilotes qui permettront de tester l’accompagnement des producteurs. « Il faut que ce soit lancé au début de l’été. On s’attend à ce qu’en 2021, des projets-pilotes soient lancés, pour être capables de savoir ce qu’on va proposer de manière élargie pour la récolte de 2022 », avance M. Lamontagne. Ces projets pilotes permettront de déterminer les mesures qui seront rétribuées. Une somme de 70 M$ est consacrée à ce volet.