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L’entreprise de classement d’œufs de consommation de Saint-Hyacinthe Nutri-Œuf fera acheminer un million de douzaines d’œufs vers des personnes dans le besoin grâce à un partenariat avec Banques alimentaires Canada et Second Harvest. Crédit : Archives/TCN

L’entreprise de classement d’œufs de consommation de Saint-Hyacinthe Nutri-Œuf fera acheminer un million de douzaines d’œufs vers des personnes dans le besoin grâce à un partenariat avec Banques alimentaires Canada et Second Harvest. Crédit : Archives/TCN

12 millions de kg de denrées seront récupérés

La ministre fédérale de l’Agriculture Marie-Claude Bibeau a annoncé que l’enveloppe de 50 M$ du Programme de récupération de surplus alimentaire, dont l’objectif est de réacheminer les denrées agricoles invendues en raison de la crise de la COVID-19 vers les banques alimentaires, permettra à une centaine d’organismes d’acheter 12 millions de kilogrammes de surplus aux producteurs et transformateurs canadiens.   

À Saint-Hyacinthe le 13 août, la ministre Bibeau a indiqué que l’enveloppe de 50 M$ sera majoritairement attribuée à huit organismes pancanadiens, qui redistribueront les sommes à une centaine d’organismes partenaires dans les différentes provinces.

Banques alimentaires Canada et Second Harvest recevront respectivement un montant de 11 M$, l’Association canadienne de la distribution de fruits et légumes se verra octroyer un montant de 11,5 M$ et la Tablée des chefs obtiendra une somme de 1,5 M$. Les 15 M$ restants seront attribués à des projets régionaux au Manitoba, en Saskatchewan et dans les provinces atlantiques.

Quatre des huit organismes majeurs auront la possibilité d’acheter les surplus de producteurs et transformateurs québécois grâce à cette subvention.

Pour se conformer au programme, les organismes devaient créer des partenariats avec des producteurs et des transformateurs. Par exemple, le Groupe Nutri, dont l’une des usines de classement d’œufs de consommation est située à Saint-Hyacinthe, vendra un million de douzaines d’œufs à Banques alimentaires Canada et à Second Harvest.

Les volumes acquis seront payés au coût de production, a indiqué la ministre Bibeau en entrevue à La Terre. « On a un double objectif. C’est sûr qu’on voulait aider les producteurs et réussir à leur prendre au prix coûtant une partie de leurs surplus, mais on ne voulait pas juste acheter pour acheter, on voulait s’assurer que [les denrées périssables] étaient transformées si nécessaire, emballées dans des formats adéquats et ultimement distribuées aux communautés qui en avaient besoin, donc c’est pour ça qu’on demandait à ce que ce soit des organisations qui soient au bout de la chaîne. »

La ministre précise que le Programme de récupération de surplus alimentaire vise seulement à répondre à la crise de la COVID-19, mais espère que les partenariats développés entre producteurs, transformateurs et banques alimentaires perdureront dans le temps afin d’offrir des aliments aux communautés dans le besoin et ainsi éviter le gaspillage alimentaire.

2,2 M$ pour Onipro et les Jardins A. Guérin

Cet après-midi, la ministre annoncera un investissement de 2,2 M$ aux entreprises Onipro et Jardins A. Guérin et Fils à Sherrington en Montérégie pour des innovations technologiques jamais vues au Canada.

L’usine Onipro recevra un montant de 1,5 M$ pour une technologie de balayage optique intégrée dans le processus d’emballage des oignons. En prenant 20 photos de l’extérieur et de l’intérieur de chacun des oignons passant sur le convoyeur, la technologie permet de trier et classer le légume avec une précision inégalée. « On diminuera de beaucoup le gaspillage alimentaire parce qu’un oignon sans pelure […], on peut l’envoyer se faire transformer, on peut l’envoyer dans des programmes d’oignons imparfaits, etc. On peut le valoriser au lieu de l’envoyer aux déchets », a expliqué le président-directeur général d’Onipro, Marc-André Van Winden à La Terre.

Les Jardins A. Guérin et Fils se verront octroyer une somme de plus de 625 000 $ pour développer le modèle de production d’une serre de radis biologiques à l’année. À terme, le projet devrait générer des recettes de 1,3 M$ grâce à la production de 460 000 palettes et ralentir les importations de radis du Mexique et de la Californie.