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L’avantage des pièges connectés réside dans le fait qu’ils permettent de consulter les captures à distance. S’ils n’éliminent pas la nécessité des visites aux champs, ces pièges sont fort utiles pour orienter les efforts de dépistage. Photo : Gracieuseté de Stéphane Lanctôt

L’avantage des pièges connectés réside dans le fait qu’ils permettent de consulter les captures à distance. S’ils n’éliminent pas la nécessité des visites aux champs, ces pièges sont fort utiles pour orienter les efforts de dépistage. Photo : Gracieuseté de Stéphane Lanctôt

Les nouvelles technologies au service de l’agriculture

Dans toutes les sphères de nos vies, la technologie occupe une place de plus en plus importante. Le monde agricole ne fait pas exception puisqu’il profite lui aussi de nombreuses avancées technologiques comme les objets connectés et l’imagerie satellite, qui donnent accès à une quantité impressionnante d’informations, offrent la possibilité d’agir plus rapidement et permettent l’automatisation de plusieurs opérations.

Photo : Gracieuseté de Stéphane Lanctôt.

Photo : Gracieuseté de Stéphane Lanctôt.

Les objets connectés permettent d’obtenir à distance des informations sur certains ravageurs des cultures et sont ainsi utiles dans une approche de lutte intégrée. Les capteurs de spores, par exemple, sont des appareils électroniques qui aident à mesurer la quantité de spores présentes dans l’air et à les identifier.

Plutôt que d’attendre l’apparition des symptômes sur la culture pour réagir aux pathogènes, ils permettent d’évaluer la situation et de déterminer les risques, avant que l’infection ne survienne. Pour qu’une maladie se développe, trois conditions doivent être réunies : le pathogène doit être présent, la culture doit y être sensible, et les conditions météo doivent être propices au développement de la maladie.

Les stations météo connectées sont un outil complémentaire, qui récupère différentes données dont la température, la force et la direction des vents, les ­précipitations, l’humidité de l’air. Ce sont là autant de facteurs qui influen­ceront le risque d’infection. En intégrant ces données à des modèles prévisionnels préétablis, il devient plus facile de déterminer l’utilité d’un traitement.

Pièges connectés

Les pièges connectés sont également un outil intéressant pour faciliter le dépistage. L’utilisation de pièges pour surveiller la présence d’insectes nuisibles est pratique courante. L’avantage des pièges connectés réside dans le fait qu’ils permettent de consulter les captures à distance. Certains pièges dits « intelligents » parviennent même à identifier parmi les insectes capturés le ravageur à surveiller, font automatiquement le décompte et peuvent même envoyer une alerte lorsque le seuil préétabli a été dépassé. Sans éliminer la nécessité des visites aux champs, ces pièges sont fort utiles pour orienter les efforts de dépistage, à partir du moment où les captures sont plus importantes, et aux endroits les plus problématiques.

Imagerie satellite

Les satellites tournent autour de la terre tous les jours et prennent des images NDVI des champs. Ces images nous renseignent entre autres sur les différences de croissance de nos cultures dans un même champ. Il existe aussi des systèmes qui nous avisent s’il y a une variation d’une semaine à l’autre dans un même champ ou dans un champ en particulier par rapport aux autres champs à proximité. Cela peut nous permettre d’aller prendre des analyses foliaires ou des analyses de sol afin de vérifier la disponibilité des éléments fertilisants pour nos cultures.

Les cartes produites peuvent aussi être utilisées pour délimiter des zones de gestion différentes dans un même champ, soit pour l’application de chaux, de fertilisants, d’engrais foliaires à doses variables, ou même pour l’application localisée de fongicides, aux endroits où la couverture par les cultures est plus dense, et le risque d’infection par différentes maladies, plus élevé. 

Les capteurs de silos

Une fois les opérations aux champs complétées et les cultures récoltées, la technologie peut encore être utile, entre autres pour assurer la qualité des produits entreposés. En effet, les capteurs installés dans les silos sont de plus en plus populaires. Ils transmettent de l’information à propos de la quantité de grain ou d’ensilage entreposé, mais également à propos des conditions de chaleur et d’humidité dans le silo pour permettre d’ajuster la ventilation en conséquence et ainsi préserver la qualité de ce qui s’y trouve.

Stéphane Lanctôt, Agronome et directeur recherche et développement à l’Agrocentre St-Hyacinthe