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« Ce qu’on faisait déjà pour l’environnement et la collectivité, il y a 20 ou 30 ans, prend une place encore plus importante dans la mission actuelle de Soleno. » — Alain Poirier

« Ce qu’on faisait déjà pour l’environnement et la collectivité, il y a 20 ou 30 ans, prend une place encore plus importante dans la mission actuelle de Soleno. » — Alain Poirier

Soleno, un écoleader industriel québécois

En l’espace de quelques années, Soleno est devenu un exemple à suivre en matière d’économie circulaire et d’engagement social. Non seulement le fabricant est parvenu à intégrer plus de 50 % de matières recyclées dans sa production de drains pour les secteurs agricole et résidentiel, mais il investit pour développer un nouveau procédé lui permettant de diminuer ses besoins en résine vierge.

« Ce qu’on faisait déjà pour l’environnement et la collectivité, il y a 20 ou 30 ans, prend une place encore plus importante dans la mission actuelle de Soleno, explique son président Alain Poirier. Je vois l’état de la planète et je me dis : il faut que ça change et nous devons contribuer aux changements. En tant qu’entrepreneur, j’ai les moyens d’en faire plus pour réduire notre empreinte sur l’environnement et contribuer positivement dans la société. »

Pour Soleno, l’occasion d’en faire plus s’est présentée en 2012, lorsque l’un de ses fournisseurs de plastique recyclé, Groupe RCM, lui a annoncé qu’il se trouvait en difficulté financière. Si rien n’était fait, près de 200 employés risquaient de se retrouver sans emploi. Des trois sites que Groupe RCM détenait, celui de Yamachiche était le plus problématique.

« À l’époque, trouver un fournisseur stable était un défi pour nous. Plusieurs centres de production de plastique avaient déjà fermé depuis 2008. En 2013, nous avons décidé d’investir dans les installations de Yamachiche, raconte Alain Poirier. En plus d’avoir un fournisseur stable dont nous pouvons garantir la quantité et la qualité du produit, nous avons permis à 66 personnes ayant des limitations fonctionnelles de conserver leur emploi, en plus d’opérer un modèle d’affaires performant qui nous permet de réduire notre empreinte sur l’environnement. »

Alain Poirier, entouré de ses deux fils, Mathieu et Michaël.

Alain Poirier, entouré de ses deux fils, Mathieu et Michaël.

Un modèle prometteur

Depuis la création de Soleno Recyclage en 2014, Soleno recycle et conditionne annuellement plus de 100 millions de contenants de polyéthylène haute densité (PEHD) afin de les transformer en produits performants et respectueux de l’environnement pour la gestion des eaux pluviales dans ses différents secteurs desservis. L’introduction de plastique recyclé dans la chaîne de production a pour effet de diminuer la consommation de ressources et de réduire la pression de l’exploitation pétrolière sur les écosystèmes. « Après la durée de vie utile du produit, on peut utiliser le même matériau encore et encore. Il gardera toujours les mêmes qualités et les mêmes propriétés. Le PEHD représente l’alternative la plus durable pour la gestion des eaux pluviales. »

D’autre part, Alain Poirier sait que l’entreprise n’a pas encore exploité le principe d’économie circulaire à son plein potentiel. « Pour l’instant, plus de 50 % de notre matière première provient de plastiques recyclés, car nous sommes limités dans les familles de plastique que nous pouvons utiliser. La prochaine étape sera de trouver un procédé qui nous permettra de faire des amalgames entre différentes familles. On pourrait par exemple penser à récupérer les films des balles d’herbe et diversifier nos sources d’approvisionnement pour réduire encore plus nos besoins en résine vierge. »

Engagée dans la collectivité

L’engagement de Soleno envers l’environnement et la société va plus loin. En 2016, l’entreprise s’est engagée pour cinq ans dans le programme ALUS en partenariat avec la Fédération de l’UPA de la Montérégie. Un total de 150 000 $ sera versé pour la réalisation de différents projets ayant pour objectif d’aider et de soutenir les agriculteurs dans l’amélioration de la qualité de l’eau et de l’air et d’encourager la biodiversité.

Plus récemment, Soleno a marqué les esprits en fabriquant plus de 900 km de drains roses au profit de la Fondation du cancer du sein du Québec. Lancée en août 2018, la campagne de financement a permis de récolter 45 000 $ pour cette cause en quelques semaines. « Avec l’expérience, je me rends compte à quel point les entreprises peuvent jouer un rôle positif dans la société. Il est important de s’impliquer avec dévouement. »

Une entreprise fière de ses racines

Bien qu’aujourd’hui, les produits de Soleno soient destinés à des secteurs aussi variés que le résidentiel, les infrastructures ou les ressources naturelles, l’entreprise n’a jamais abandonné ses origines agricoles depuis sa fondation en 1977.

« Des neuf entreprises ayant des installations au Québec qui -produisaient des drains agricoles dans les années 1970, -Soleno demeure la seule qui soit entièrement québécoise dans ce -créneau », lance fièrement Alain Poirier, président de l’entreprise.

Soleno a bien changé depuis l’époque où les fondateurs Germain et Roger Lazure parcouraient les campagnes du Québec pour installer des drains chez les agriculteurs. Présente dans l’est du -Canada et le nord-est des États-Unis, l’entreprise compte désormais quatre unités d’affaires (Soleno, Soleno Recyclage, Soleno Service et Soleno Textile) et emploie près de 400 travailleurs.

Malgré tous ces changements, l’esprit de l’entreprise est demeuré intact, assure celui qui la dirige depuis 1989. « Les frères Lazure reconnaîtraient l’entreprise Soleno actuelle. Le domaine agricole fait partie intégrante de l’ADN de Soleno et nous sommes fiers d’y contribuer. Nous avons élargi notre champ d’action, mais nous sommes toujours guidés par la même passion et le même goût pour l’innovation. »

C’est d’ailleurs cette quête pour l’excellence qui a mené Soleno à lancer la construction d’un nouveau siège social pour ses employés, prévu pour cette année. À cet investissement s’ajoutent une usine de 35 000 pi2 à Saint-Jean-sur-Richelieu et des fonds pour la recherche de nouveaux procédés. Près de 25 M$ ont été investis ces 18 derniers mois dans le futur de l’entreprise.

« Dans les prochaines années, l’entreprise sera davantage impliquée dans l’environnement et elle deviendra un chef de file dans l’utilisation de plastiques recyclés, la recherche et l’innovation. Soleno sera reconnue pour ses gestes qui portent et qui supportent », prédit-il.

Un futur que le dirigeant voit avec optimisme. « La réussite de l’entreprise passe par les employés qui y travaillent. Je suis entouré d’équipes compétentes et très engagées dans lesquelles mes deux fils sont aussi impliqués. » Mathieu est directeur des opérations pour l’usine des accessoires fabriqués, tandis que Michaël est directeur des ventes pour le secteur résidentiel. « La pérennité de l’entreprise est assurée et je m’en réjouis. On met le temps qu’il faut pour préparer la suite. »

Stimuler la recherche scientifique

Dans sa mission de valoriser les matières plastiques résiduelles, Soleno a annoncé la création d’un Pôle d’innovation en plasturgie à Saint-Jean-sur-Richelieu. En créant un laboratoire de classe mondiale, qui s’allie à l’expertise de partenaires privés, publics et académiques, l’entreprise espère favoriser le développement de technologies pour résoudre les problématiques du plastique à usage unique dans l’environnement. Des 5 000 milliards de sacs de plastique qui sont produits dans le monde chaque année, la vaste majorité finit au dépotoir. En stimulant la recherche scientifique, Soleno entend développer des technologies pour transformer ces matières plastiques recyclables, auparavant destinées à l’enfouissement ou à l’exportation, en produits performants et respectueux de l’environnement.


Ce portrait d’entreprise d’ici est une présentation de