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Le remboursement de taxes passera de 85 à 78 % pour les terres qui dépassent 1 813 $ l’hectare. Crédit photo : Martin Ménard/TCN

Le remboursement de taxes passera de 85 à 78 % pour les terres qui dépassent 1 813 $ l’hectare. Crédit photo : Martin Ménard/TCN

Montérégie : hausse de taxes de 47 % à cause du nouveau programme

LA PRAIRIE — L’impact négatif de la réforme du Programme de crédit de taxes foncières agricoles (PCTFA) sur les producteurs sera plus grand dans les régions situées plus au sud comme la Montérégie.

Dans un exemple concret dévoilé pendant l’assemblée générale annuelle (AGA) de la Fédération de l’UPA de la Montérégie du 6 octobre, on peut constater qu’un producteur de la région qui reçoit un compte de taxes initial de 48 617 $ va finalement payer 47 % plus cher, une fois l’effet du nouveau programme considéré. Concrètement, ce producteur devait payer une facture de taxes de 8 221 $. En tenant compte de l’effet du remboursement actuel, il devra débourser 12 049 $, selon le nouveau PCTFA qui sera moins généreux.

« Cette réforme touche particulièrement les agriculteurs de la Montérégie, qui vont subir une hausse de taxes de 15 à 50 % », a affirmé Christian St-Jacques, président de la Fédération.

La baisse du remboursement de 85 à 78 % pour la valeur des terres qui dépasse 1 813 $ l’hectare est particulièrement importante pour les régions centrales où les terres se vendent beaucoup plus cher. L’autre élément désavantageux est l’abandon du remboursement de 70 % des taxes scolaires.

Un plan de mobilisation sur le sujet a donc été discuté par les 112 délégués à l’AGA du 6 octobre. Des actions sont prévues chaque mois jusqu’en décembre et même au-delà si nécessaire. Le producteur Normand Gagnon a proposé au président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, une grande manifestation à Québec en novembre. La résolution d’urgence sur ce sujet a été votée à l’unanimité et demande la suspension du nouveau PCTFA tant et aussi longtemps qu’une refonte de la fiscalité foncière agricole n’aura pas été mise en place en collaboration avec le milieu.

« Ils analysent la possibilité de reporter le programme, mais il ne faut surtout pas relâcher la pression », a commenté Marcel Groleau, qui sortait d’une rencontre avec le caucus rural du gouvernement de même que d’un bref échange avec le ministre Carlos Leitão.