La ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, a rencontré le président de l’UPA, Marcel Groleau, le 9 juillet. Crédit photo : Thierry Larivière/TCN

La ministre de l’Environnement, Isabelle Melançon, a rencontré le président de l’UPA, Marcel Groleau, le 9 juillet. Crédit photo : Thierry Larivière/TCN

La ministre de l’Environnement veut travailler avec les agriculteurs

LONGUEUIL — C’était la première visite de la ministre de l’Environnement du Québec, Isabelle Melançon, aux bureaux de l’Union des producteurs agricoles (UPA) le 9 juillet dernier. Malgré les frictions sur certaines modifications réglementaires en cours, l’ambiance était cordiale lors de la conférence de presse qui a suivi cette rencontre.

Le sujet abordé durant la conférence était l’octroi d’une subvention de 666 515 $ pour le projet Agriclimat déjà en cours depuis près d’un an. « Un élément intéressant [de ce projet] est qu’il implique directement les producteurs », a souligné la ministre Melançon. Cette dernière a par ailleurs donné un « coup de chapeau » aux agriculteurs en affirmant que nous serions plus avancés sur le plan environnemental si toute la population mesurait l’importance de cet enjeu aussi bien qu’eux.

Impacts des changements climatiques

Le programme Agriclimat fera participer des agriculteurs de neuf régions administratives, mais 11 régions seront couvertes par les travaux d’évaluation des opportunités et des impacts provoqués par les changements climatiques. L’élaboration de plans d’action distincts pour chacune des régions est prévue. « L’un des enjeux sera l’irrigation qui va devenir plus nécessaire », a commenté Marcel Groleau, tout en soulignant l’importance de ne pas avoir une politique « mur à mur » pour des régions aussi différentes que le sud du Québec, le Saguenay ou l’Abitibi.

La ministre se montre par ailleurs ouverte à accompagner les agriculteurs après 2020 lorsque les plans d’action seront terminés. « Une fois les mesures déterminées, il faut passer à l’action. […] On peut compter sur moi », a répondu la ministre, qui souhaite favoriser l’« accompagnement » par comparaison au côté « plus coercitif » de son ministère. Il faudra bien entendu voir qui sera au gouvernement après les élections du 1er octobre pour constater si cette promesse sera tenue.

Importantes décisions imminentes

Interrogée à savoir si la révision en cours des 23 règlements environnementaux, dont celui sur le moratoire des superficies en culture et celui sur les milieux humides, allait pouvoir se terminer avant les élections, Isabelle Melançon a mentionné qu’elle prendrait sa décision « dans les prochains jours ».

La ministre a nommé Jean Pronovost et Suzanne Giguère pour l’aider à compiler les nombreux commentaires sur cette série de modifications réglementaires qui découlent de la modification de la Loi sur la qualité de l’environnement.