Météo 8 juin 2026

Un tapis de grêle dévastateur dans ses champs de fraises

Un maraîcher de Saint-Paul-d’Abbotsford, en Montérégie, David Côté, estime avoir perdu 2 M$ de récoltes, après qu’un épisode de grêle dévastateur se soit abattu sur ses cultures, le 31 mai. L’agriculteur se console en revanche en constatant que certaines parcelles de fraises, qu’il croyait irrécupérables, pourront être rescapées.

« C’est à peu près 70 acres [28 hectares] de fraises hâtives qui ont été touchés de façon importante. Là-dessus, il y a une trentaine d’acres [12 hectares] qui est une perte totale, mais pour ce qui est du reste, on réalise que ça se replace, avec le beau temps qu’on a eu dans les derniers jours », a témoigné le copropriétaire des Jardins Damaco, le 8 juin, soit plus d’une semaine après l’événement qui a aussi « broyé » une partie de ses bleuets en floraison, de ses oignons, de son maïs sucré et de sa rhubarbe.

Ç’est tellement tombé fort. Au sol, c’était un tapis blanc; il y a eu des accumulations de 2 à 5 cm de glace.

David Côté

La bonne nouvelle, c’est que certaines parcelles de fraises se sont rétablies et produiront des fruits, plus tard dans la saison.

Ces derniers jours, par ailleurs, les clients ont été nombreux à se présenter au kiosque pour acheter des fruits endommagés, à moitié prix, ce qui a permis d’en sauver une partie.

« Il y en a qui sont consommables, donc on a fait des annonces sur les réseaux sociaux pour les vendre et les gens ont répondu à l’appel. On est contents de la réponse », ajoute le producteur, qui s’attend à avoir des fraises abîmées à vendre pour les prochaines semaines, encore.

Malgré les lourdes pertes enregistrées, David Côté préfère rester positif.

« C’est vraiment notre liquidité de juin qui a été impacté, mais il reste beaucoup de fraises. J’ai bon espoir qu’on aura une belle saison quand même, affirme-t-il. La nature, c’est un gambling. Elle nous prend beaucoup, mais elle nous redonne beaucoup aussi, et on voit le regain de la végétation, une semaine plus tard. »