Gervais, Nicolas et Jimmy Robitaille. L’étable est un terrain de jeux parfait pour les trois enfants de Gervais Robitaille. Crédit photo: Ann-Sophie Gravel

Gervais, Nicolas et Jimmy Robitaille. L’étable est un terrain de jeux parfait pour les trois enfants de Gervais Robitaille. Crédit photo: Ann-Sophie Gravel

La vie continue chez les Robitaille

SAINT-HONORÉ — Après l’incendie de la Ferme la Valinoise en 2012, le deuxième en 12 ans, Gervais Robitaille aurait pu jeter l’éponge et laisser tomber l’entreprise qu’il possédait avec son père et son frère. Il a plutôt décidé d’acheter les parts de ce dernier et de rebâtir l’étable pour poursuivre la production laitière en 2014. Il a toutefois reconstruit sous ses propres conditions, dorénavant devenu son propre patron.

« J’avais l’opportunité de refaire la ferme comme je la voulais, alors je l’ai prise », explique-t-il. Il a installé un robot de traite afin de garder la qualité de vie qu’il avait pendant les deux années où il ne faisait pas d’agriculture. Il peut donc profiter de la compagnie de ses trois enfants tout en ayant une entreprise très performante.

Il y a quelques années, ceux-ci venaient le voir le matin à l’étable pendant qu’il travaillait, avant de partir à l’école. Maintenant, grâce à ses nouvelles installations, il peut passer du temps avec eux et il commence le travail seulement lorsqu’ils quittent la maison.

Gervais Robitaille s’occupe de son trio une semaine sur deux. Il en partage la garde avec leur mère, qui habite à Saint-Honoré. Plus jeunes, les enfants allaient aussi chez elle durant le temps des foins pour ne pas rester seuls pendant les -longues journées de travail.

La nouvelle étable au sol en sable de M. Robitaille est très attrayante pour ses enfants. En entrant dans le bâtiment, un gros bac de camions et de jouets les attend. Ils aiment tout particulièrement aller voir les chats et les veaux et montrer l’étable à leurs amis. 

Pour la troisième génération, rien n’est encore décidé. Magalie, Nicolas et Jimmy ont respectivement 10, 11 et 12 ans. Ils se considèrent chanceux de grandir dans une ferme, mais leur intérêt à reprendre l’exploitation familiale change chaque jour, surtout pour les gars, raconte M. Robitaille en riant. « Magalie aime beaucoup les chevaux ces temps-ci, alors elle veut reprendre la ferme pour en faire une écurie », lance-t-il.

Aujourd’hui, il est propriétaire majoritaire de l’entreprise, mais son père en garde un pourcentage. Gervais Robitaille effectue quelques travaux au centre équestre voisin qui appartient à son père; il fait notamment les foins.  

Les enfants de la famille Robitaille, dont Magalie, aiment particulièrement aller à l’étable pour voir les veaux et les chats. Crédit photo : Gracieuseté de Gervais Robitaille

Les enfants de la famille Robitaille, dont Magalie, aiment particulièrement aller à l’étable pour voir les veaux et les chats. Crédit photo : Gracieuseté de Gervais Robitaille

L’importance de la mère

La ferme familiale œuvre en production laitière depuis 1963. À l’époque, le père de Gervais Robitaille travaillait à la Ville de Saint-Honoré lorsqu’une terre de qualité a été mise en vente. Ce n’est qu’en 1972 qu’il a quitté son emploi pour se consacrer à temps plein à la ferme. La mère de M. Robitaille a été d’une aide précieuse pendant toutes ces années. « Je me rappelle avoir vu ma mère apporter les bidons de lait sur le bord de la route quand j’étais encore jeune, raconte M. Robitaille en riant. Lorsque mon père a quitté son emploi, elle a dit qu’elle n’allait plus l’aider, car nous étions plus vieux maintenant. »

Ann-Sophie Gravel, collaboration spéciale

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