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Les Bolduc-Grimard élèvent environ 2 500 pintades et 10 000 cailles par année. Crédit photos : Gracieuseté de la Faisanderie St-Albert

Les Bolduc-Grimard élèvent environ 2 500 pintades et 10 000 cailles par année. Crédit photos : Gracieuseté de la Faisanderie St-Albert

La vertigineuse envolée des Bolduc-Grimard

SAINT-ALBERT Ce qui ne devait être au départ qu’une activité d’appoint est devenu une véritable entreprise familiale pour le passionné de plumes Yannick Bolduc et sa conjointe Marie-Ève Grimard.

Leur élevage de cailles et pintades fascine les consommateurs, qui sont toujours plus nombreux à venir se procurer leurs produits à la ferme.

D’aussi loin qu’il se souvienne, Yannick Bolduc a toujours été captivé par les oiseaux. Sans le savoir, il était prédestiné à devenir éleveur de volailles. « Je mettais des mangeoires un peu partout chez ma mère. Ça a toujours été plus les plumes que le poil. Pourtant, j’ai déjà eu des lapins… J’ai toujours été nature, chasse. Ça rentrait là-dedans », raconte-t-il. L’ébéniste nourrit cette passion à toutes les étapes de l’élevage : du poussin au produit dans l’assiette. « C’est très valorisant », affirme-t-il.

La popularité de la Faisanderie St-Albert ne cesse de grandir depuis que le public en a fait la découverte lors de la Balade Gourmande, un événement automnal proposant cinq circuits signalisés dans les Bois-Francs. « C’est ce qui nous a propulsés », raconte Marie-Ève Grimard.

Devant la demande, ils ont grossi l’élevage au fil des ans. Ils ont consulté des chefs pour développer leurs propres produits, tels que des suprêmes, terrines et rillettes, dont ils assurent la transformation. « On s’est fait prendre un peu… ça prend plus de place », admet l’enseignante. Il faut dire que la venue des deux enfants (Oly, deux ans, et Rémi, cinq ans) tient déjà le couple bien occupé.

Ébéniste de son métier, Yannick Bolduc veut consacrer tout son temps à l’exploitation de la ferme l’an prochain. Crédit photos : Gracieuseté de la Faisanderie St-Albert

Ébéniste de son métier, Yannick Bolduc veut consacrer tout son temps à l’exploitation de la ferme l’an prochain. Crédit photos : Gracieuseté de la Faisanderie St-Albert

Double emploi

Le double emploi pèse parfois sur leurs épaules. « On n’a jamais approché des gens pour la vente; ce sont eux qui nous ont contactés. On pourrait vendre plus et aller plus loin. On a commencé ça lentement. On veut continuer comme ça », affirme Yannick Bolduc.

Ce rythme de croissance les a bien servis jusqu’à présent. Le couple adapte sans cesse ses pratiques à la ferme pour tisser des liens de proximité avec les consommateurs. « Ce que j’aime ici, c’est que c’est familial. Les gens aiment ça, venir à la ferme, acheter les produits. Ils visitent les volières, ils posent des questions à Yannick… Avec les oiseaux, les enfants trouvent leur compte autant que les grands », lance avec enthousiasme Marie-Ève Grimard.

Des faisans aux pintades

Il y a près de 10 ans, Yannick Bolduc a acheté une ferme équipée pour la production d’œufs d’incubation de perdrix. Rapidement, il s’est tourné vers l’élevage. Même si les faisans et les perdrix occupent toujours une place à la ferme, les cailles et les pintades composent la majorité de l’élevage de l’entreprise agricole située dans la région de Victoriaville. Chaque année, les Bolduc-Grimard élèvent environ 2 500 pintades et 10 000 cailles. Un nouvel aménagement accueille également des canards à la ferme. « Ce n’est pas pour vendre, précise Yannick. C’est parce que c’est beau! »

Christian Paquin, collaboration spéciale