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Samuel Drapeau et Nathalie Lemieux en compagnie de leurs enfants Joey et Freddy. Photo : Gracieuseté de Nathalie Lemieux

Samuel Drapeau et Nathalie Lemieux en compagnie de leurs enfants Joey et Freddy. Photo : Gracieuseté de Nathalie Lemieux

Une ambition et une solidarité à toute épreuve

SAINT-ANDRÉ-DE-KAMOURASKA – L’expression « entreprise familiale » prend vraiment tout son sens au sein de la famille Lemieux-Drapeau. Du plus âgé au plus jeune, d’un côté comme de l’autre, des grands-parents aux petits-enfants, chacun collabore à sa façon au succès de la ferme laitière et de l’érablière. Même les voisins et les amis sont toujours prêts à venir donner un coup de main quand le besoin s’en fait sentir.

L’histoire de la ferme commence en 1979. Lise et Gaétan Drapeau achètent la terre qui allait devenir la Ferme Ricet. Partis de rien, ils travaillent d’arrache-pied à la croissance de l’entreprise laitière et de la génétique de leur modeste troupeau d’une trentaine de vaches laitières. En 2002, leur fils Samuel, diplômé depuis 2001 de L’Institut de technologie agroalimentaire (ITA), campus de La Pocatière, se joint à eux.

Freddy accompagne sa mère Nathalie lors de la Caravane de producteurs du Kamouraska. Photo : Katerine L. Michaud

Freddy accompagne sa mère Nathalie lors de la Caravane de producteurs du Kamouraska. Photo : Katerine L. Michaud

Samuel n’a pas fait qu’étudier lors de son passage à l’ITA, il a aussi rencontré Nathalie Lemieux, avec qui il partage désormais sa vie. Au départ, Nathalie, fille d’agriculteur et d’acériculteur, occupe un emploi de technicienne en agroenvironnement. Elle intègre la ferme peu à peu pour racheter les parts de ses beaux-parents en 2012. « Ils nous ont toujours laissé beaucoup de place », dit-elle, reconnaissante. Le troupeau compte alors une soixantaine de vaches en lactation. Le couple est animé du même désir que ses prédécesseurs ­d’accroître le nombre de têtes, l’efficacité et le quota laitier.

Nouvelles installations

Quand Samuel a intégré la ferme en 2002, ses parents ont décidé de déménager dans le chemin Mississipi en faisant migrer une partie des génisses. « Autrement, on aurait dû agrandir », ajoute Nathalie pour qui le bien-être des animaux est important. En 2017, Nathalie et Samuel ont construit une nouvelle étable plus grande de façon à loger l’ensemble du troupeau, qui dépasse maintenant les 200 têtes, dont une centaine de vaches en lactation, dans une aire ouverte en stabulation libre. Deux robots de traite ont aussi été ajoutés.

Parallèlement à la ferme, Nathalie a réalisé un rêve il y a 12 ans en devenant propriétaire d’une érablière de 2 000 entailles, à Saint-Pascal. « L’ancien propriétaire a fait le premier printemps avec nous, ce qui nous a vraiment aidés », souligne Mme Lemieux. L’ensemble de la production, plus celle des 2 000 autres entailles en location, sert à la fabrication de produits ­transformés ­disponibles dans plusieurs points de vente et dans les marchés publics ainsi qu’à la ­préparation des repas servis à la cabane de l’Érablière Nathalie Lemieux. 

Adopter à l’étranger

Samuel Drapeau et Nathalie Lemieux n’ont pas hésité à se tourner vers l’adoption internationale pour agrandir leur famille. Ils sont les parents de deux jeunes Philippins, Freddy et Joey, âgés respectivement de 11 et 5 ans. Même s’ils se ressemblent, les deux garçons proviennent pourtant de deux régions différentes de leur pays d’origine. Ils s’entendent très bien et prennent beaucoup de plaisir à participer aux différentes activités de la ferme et de l’érablière. Freddy, qui adore accompagner sa maman Nathalie lors des marchés publics de Noël et durant la saison des sucres, est devenu une véritable coqueluche auprès des visiteurs. 

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