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Alain Anctil et Sophie Demougeot en compagnie de leurs enfants Myriam, Lucie et Rémi. Photos : Maurice Gagnon

Alain Anctil et Sophie Demougeot en compagnie de leurs enfants Myriam, Lucie et Rémi. Photos : Maurice Gagnon

Tout le monde met la main à la… fraise!

LA POCATIÈREChaque printemps, les cinq membres de la famille Anctil se retroussent les manches pour effectuer les travaux de désherbage et d’entretien de leurs champs de fraises et de framboises. L’amour du travail bien fait et de la collaboration les anime depuis la création de la Ferme Cybèle en 2000.

La Ferme Cybèle, qui tire son nom de la grande déesse mésopotamienne de la végétation, est située sur des terres du Bas-Saint-Laurent appartenant à la famille Anctil depuis la fin du 18e siècle. Cette exploitation agricole de La Pocatière se spécialise dans la culture de fraises et de framboises.

Alain représente la 5e génération à en cultiver le sol avec son épouse Sophie Demougeot, et les chances sont bonnes pour que la relève soit assurée par leurs trois enfants. « Depuis qu’ils sont tout petits qu’ils travaillent avec nous », raconte Sophie. Fiers de l’entreprise familiale, ils ont tous commencé comme cueilleurs avant d’assumer des responsabilités plus grandes.

À 19 ans, Rémi assiste son père dans les travaux mécaniques. Lucie, 16 ans, œuvre au bar laitier ouvert sur place en 2007, qui sert aussi de kiosque pour la vente de petits fruits et de légumes du potager. C’est le premier été que sa sœur Myriam, 14 ans, la remplace comme superviseure des cueilleurs. La ferme emploie chaque année une soixantaine d’élèves du secondaire pour effectuer la cueillette des fruits.

Abandon de la production laitière

Alain Anctil raconte que l’exploitation était spécialisée en production laitière jusqu’à ce qu’il prenne la relève de son père en 1994. C’est à ce moment que les vaches ont été vendues. Comme il avait déjà un emploi dans une ferme expérimentale du gouvernement fédéral, Alain a loué ses terres à d’autres agriculteurs jusqu’à la création de la fraisière, six ans plus tard, en compagnie de son épouse Sophie Demougeot. 

« Nous avons toujours trois hectares de fraises en production et un en implantation », souligne Alain Anctil. Cette méthode permet de faire une rotation des cultures avec la plantation de soya et de céréales, dont le grain est vendu et la paille, utilisée pour couvrir les fraises en automne.

Mariés en 2013, Alain et Sophie se sont connus en 1997 au Centre de développement bioalimentaire du Québec, où ils travaillaient. Alain a conservé son emploi au Centre alors que Sophie se consacre exclusivement à la ferme familiale depuis 2002. Le couple est à l’origine de l’ouverture du marché public en 2009 repris depuis par la Ville de La Pocatière. 

Le sport omniprésent

Le sport occupe une place de choix au sein de la famille Anctil. Alain a -coaché Rémi et Lucie au hockey pendant plus de 15 ans. Lucie a notamment joué pendant deux ans pour l’équipe féminine de hockey Les Cyclones du Bas-Saint-Laurent, lauréate de la Coupe Dodge en 2017. Depuis trois ans, elle participe à un important tournoi de baseball à Chicago. Cette année, elle a été invitée par une équipe de Boston, le Québec n’y étant pas représenté. Après avoir fait du patinage artistique et de la gymnastique, Myriam évolue en danse et a même reçu le titre de danseuse étoile de son école. Sophie, pour sa part, fait du karaté.

Rémi, Lucie et Myriam sont des sportifs accomplis.

Rémi, Lucie et Myriam sont des sportifs accomplis.

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