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Depuis 2001, la Fraisière Faucher s’appuie sur l’union des forces de toute une famille : Israël Faucher et Johanne Piché, entourés de leurs enfants Antoine, Émile et Francis, et des parents d’Israël, Lise et Raymond. Crédit photo : Johanne Martin

Depuis 2001, la Fraisière Faucher s’appuie sur l’union des forces de toute une famille : Israël Faucher et Johanne Piché, entourés de leurs enfants Antoine, Émile et Francis, et des parents d’Israël, Lise et Raymond. Crédit photo : Johanne Martin

S’investir pour tout construire

Quelque 85 acres de fraises d’été et d’automne, un vaste kiosque en bordure de la route, plusieurs points de vente sur le territoire, une centaine d’employés au plus fort de la saison, une miniferme, des jeux gonflables…

Si la Fraisière Faucher est devenue symbole de réussite, le chemin pour parvenir au succès a certes nécessité une bonne dose de persévérance.

Fonceur de nature, Israël Faucher s’est investi très tôt à la ferme. Crédit photo : Johanne Martin

Fonceur de nature, Israël Faucher s’est investi très tôt à la ferme. Crédit photo : Johanne Martin

PONT-ROUGE — Du grand-père qui exploitait initialement une ferme laitière sur les lieux à Raymond, résolu à changer la vocation de la terre et animé d’une ténacité à toute épreuve, puis à Israël Faucher, dont les qualités entrepreneuriales ont su faire la différence, les défis ont été nombreux. « On a dû commencer un trou en bas de l’échelle », illustre Lise P. Faucher, épouse de Raymond et mère d’Israël. 

Dès le départ, le parcours s’annonçait effectivement pavé d’embûches. En 1978, faute de système d’irrigation, la première récolte a été condamnée. Le frère de Raymond, alors engagé dans l’affaire, a quitté l’aventure. Après avoir racheté sa part, Raymond a choisi de ne pas baisser les bras et d’investir. En parallèle, il travaillait pour un producteur de pommes de terre et bûchait en hiver.

« Tout en sachant qu’on avait une bonne terre pour les fraises, on ignorait dans quoi on s’embarquait, rapporte Mme Faucher. Pendant un temps, il a par exemple fallu faire du porte-à-porte pour vendre les fruits. Certaines années, ça gelait à la grandeur. Mais d’une production d’une acre au début, on est passé à 12-15 acres dans les années 1990, et ce, en limitant les dépenses afin d’éviter l’endettement. »

Une relève précoce

Aujourd’hui majoritaire dans l’entreprise – même si ses parents sont toujours actionnaires –, Israël s’est investi très tôt dans la ferme. En 1991, il a laissé l’école pour s’adonner à sa passion. « Il n’y avait pas assez d’ouvrage à ce moment-là. J’ai donc moi aussi travaillé chez un producteur de pommes de terre où j’ai énormément appris. Je me suis formé sur le tas, dans l’action! »

Si la conjointe d’Israël, Johanne Piché, occupe un emploi à l’extérieur, elle participe à sa façon au développement de la fraisière. Il y a une dizaine d’années, c’est elle qui a eu l’idée de la miniferme et des jeux gonflables pour attirer les familles. Très présents, les trois enfants du couple montrent également un intérêt grandissant pour les activités de leur père et de leur grand-père.

« J’ai de l’ambition. Il faut que ça avance dans la vie! »

Ces paroles résument à elles seules la philosophie d’Israël Faucher. Du rendement, de la relève et de la qualité, c’est ce qu’il vise pour l’avenir. « À mesure que les affaires ont grossi, j’ai fait de la sollicitation pour le développement de l’entreprise. Je ne suis pas gêné et je suis fonceur. » La Fraisière Faucher, qui a toujours offert le service de déneigement, a pu compter sur le dynamisme d’Israël pour recruter, dès 1991, de nouveaux clients. Même chose en ce qui a trait aux batteuses acquises plus tard. En plus de les employer pour la récolte des céréales servant à produire la paille utilisée dans la fraisière, Israël les a rentabilisées en effectuant du travail à forfait.