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Depuis quelques années, Vychie Vaillancourt multiplie ses citronniers, si bien que son entreprise O’Citrus a pu prendre son envol officiellement en 2018, ce qui lui permettra d’assurer la relève familiale tout en poursuivant la culture des légumes.

Depuis quelques années, Vychie Vaillancourt multiplie ses citronniers, si bien que son entreprise O’Citrus a pu prendre son envol officiellement en 2018, ce qui lui permettra d’assurer la relève familiale tout en poursuivant la culture des légumes.

Quand les citrons côtoient les légumes

LAVAL — À la Ferme Vaillancourt, de Laval, sept générations se sont succédé à la production de légumes. Le kiosque en bordure de route accueille les passants depuis 60 ans avec sa variété de légumes récoltés grâce au labeur quotidien d’Agathe, d’Yves, de Richard et de Vyckie. Cette dernière vient d’ailleurs d’agrémenter l’avenir de la ferme d’une odeur citronnée.

Vychie Vaillancourt en a surpris plus d’un, l’an passé, en lançant O’Citrus, une exploitation de production de citrons, devenant du coup l’une des premières au Québec à cultiver et à commercialiser ce fruit plutôt habitué à un climat tropical.

Cette idée singulière lui est venue lors d’une simulation de création d’entreprise pour l’un de ses cours de 2e cycle à HEC Montréal. Son père Yves avait déjà planté par le passé une dizaine de citronniers et elle a voulu pousser l’expérience plus loin. « J’y ai tellement pris goût que je l’ai fait pour de vrai », explique la jeune femme, qui aura 30 ans sous peu.

En quelques années, Vychie a ainsi développé sa production de citronniers qui compte désormais 130 arbres aux variétés peu communes : yuzu, main de Bouddha, kuat et lime kaffir. Déjà, des restaurants renommés tels Le Reine Elizabeth, le Mousso et Les Enfants Terribles achètent ses citrons frais et produits localement.

Sa grand-mère Agathe admire son audace. « Nous, on n’aurait jamais osé appeler les restaurants pour vendre nos produits. Elle, elle fonce », souligne l’aïeule de 80 ans, satisfaite de ce que sa descendance a fait de l’entreprise familiale.

Depuis quelques années, Vicky Vaillancourt multiplie ses citronniers, si bien que son entreprise O’Citrus a pu prendre son envol officiellement en 2018, ce qui lui permettra d’assurer la relève familiale tout en poursuivant la culture des légumes.

Depuis quelques années, Vychie Vaillancourt multiplie ses citronniers, si bien que son entreprise O’Citrus a pu prendre son envol officiellement en 2018, ce qui lui permettra d’assurer la relève familiale tout en poursuivant la culture des légumes.

Trois aux commandes

La ferme maraîchère est aujourd’hui gérée par Yves Vaillancourt avec son cousin Richard et sa fille Vychie. Du plus loin qu’il se souvienne, Yves a toujours travaillé au kiosque d’été avec son cousin et ses trois frères, s’affairant à vendre au kiosque les légumes cultivés par les grands-parents Joseph et Mignone, tandis que ceux-ci allaient proposer le plus gros de leur récolte quotidienne au Marché Bonsecours de Montréal. « On travaillait fort », se rappelle l’homme de 53 ans.

Jadis, il avait envisagé un avenir en astrophysique. Mais après sa première année de baccalauréat en mathématiques, la nostalgie du travail de terrain l’a rattrapé. « La terre était inscrite en moi et je m’ennuyais sur les bancs d’école », précise-t-il.

L’étendue cultivée par la famille Vaillancourt est passée de 300 à 150 acres lorsque Yves et son cousin ont repris l’exploitation familiale, question de se laisser du temps pour d’autres projets. Parmi ceux-ci, Yves et sa fille Vychie envisagent de faire de l’éducation à la consommation responsable afin d’encourager l’achat auprès des producteurs du Québec. En parallèle, la grand-mère Agathe se consacre encore régulièrement aux fleurs, sa passion.

Des mosaïcultures qui font voyager

Les Vaillancourt n’ont jamais manqué d’idées pour se renouveler. En 2000, le terme « culture » a pris un sens très large dans la vie d’Yves et de Vychie lorsque l’équipe des Mosaïcultures internationales de Montréal a fait appel à eux pour « habiller la mariée ». Cette expression signifie qu’on leur confie la tâche de revêtir de feuillages et de fleurs des structures de métal sculptées par des artisans. Ces missions bien spéciales ont amené tant le père que la fille jusqu’à Shanghaï, Hamamatsu, New York, Las Vegas et Nice lors de concours internationaux.

Reine Côté, collaboration spéciale

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