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Hubert Philion représente la cinquième génération de pomiculteurs dans sa famille. Photo : Judy Bondesen

Hubert Philion représente la cinquième génération de pomiculteurs dans sa famille. Photo : Judy Bondesen

« Mon parc d’enfant, c’était une boîte de pommes »

HEMMINGFORD – Les pommes n’ont plus de secret pour la famille Philion qui les cultive depuis cinq générations. C’est Hubert qui a repris l’affaire familiale en 2004. Il s’est appliqué à développer d’autres variétés de pommes, mais aussi de poires et de prunes ainsi que plusieurs nouveaux produits, dont un poiré de glace.

Après plusieurs années à travailler pour des entreprises privées dans le domaine de l’agriculture, Hubert Philion a retrouvé sa terre natale il y a
16 ans et a décidé de s’y investir. « J’ai toujours eu un attachement spécial pour cette ferme. J’y ai passé tous mes étés et je revenais chaque fin de semaine pour donner un coup de main à mes parents. J’ai toujours été ici, d’une manière ou d’une autre, entouré par les pommes », se rappelle le propriétaire du verger de cinq hectares. Lise et Pierre Philion, ses parents, l’ont d’ailleurs accompagné lorsqu’il a repris la ferme jusqu’au décès de Pierre, en 2017.

Depuis qu’il est tout petit, Hubert considère l’entretien du verger comme « un travail d’équipe ». Le fils est toutefois arrivé avec de nouvelles idées qui n’ont pas toujours plu à son père. « Comme dans tout transfert d’entreprise, il y a eu des divergences sur certains sujets », se rappelle le pomiculteur. Il se souvient entre autres du jour où il a voulu couper des pommiers pour les remplacer par des poiriers. « Je crois que ça a déçu mon père parce qu’il adorait cette parcelle de Jersey Mac. Mais à un moment donné, il faut lâcher les rênes. On était dus pour essayer autre chose », affirme Hubert.

Pierre et Lise Philion ont transmis à leur fils Hubert l’amour des pommiers.

Pierre et Lise Philion ont transmis à leur fils Hubert l’amour des pommiers.

Soutien dans l’ombre

La conjointe d’Hubert, Annie Beauregard, et la mère de celui-ci, qui vit toujours à la ferme familiale, ne travaillent pas dans l’exploitation, mais l’aident et le soutiennent « dans l’ombre » au fil des saisons.

Les Vergers Philion se sont spécialisés ces dernières années dans les poires qui sont devenues « le cheval de bataille » d’Hubert. Aujourd’hui, il en fait pousser une douzaine de variétés, a développé son vin de poires sec en 2017 et son propre poiré de glace en 2004. Alors qu’il lui restait deux caissons de poires invendues et « plus vraiment vendables », M. Philion a décidé d’essayer la procédure du cidre de glace avec ces fruits pour éviter le gaspillage et suivre la philosophie de la famille. « On n’aime pas jeter! » insiste-t-il. Cela s’est finalement révélé être un « bel accident ». 

Écolo un jour, écolo toujours

Soucieux de réduire leur empreinte sur l’environnement, les Vergers Philion ont fait de l’écologie leur priorité. L’utilisation de sacs en papier pour l’autocueillette et de verres de dégustation en amidon de maïs comptent au nombre des pratiques adoptées. En 2018, Hubert Philion a décidé de convertir son tracteur diesel à l’électricité. Afin de redonner aux universités où il a lui-même été formé, le producteur a offert l’occasion  à deux étudiantes en génie de travailler sur son tracteur pour leur projet de fin d’études.

Léa Villalba, collaboration spéciale

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