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Francis, Sylvain et Maxim Drapeau partagent une même passion pour l’agriculture. Photos : Maurice Gagnon

Francis, Sylvain et Maxim Drapeau partagent une même passion pour l’agriculture. Photos : Maurice Gagnon

Le travail acharné des frères Drapeau

KAMOURASKA — Francis et Sylvain Drapeau ont officiellement pris la relève de leur père Jean-Luc en 2000, qui avait lui-même acquis la ferme laitière de son père Charles en 1967. Le travail acharné guide leur quotidien depuis ce temps.

Dans leur ferme du rang de l’Embarras, à Kamouraska, se déploie depuis l’enfance la passion des frères Francis et Sylvain Drapeau pour l’agriculture.

Le mot « vacances » ne fait pas vraiment partie de leur vocabulaire. « Généralement, on prend une fin de semaine sur trois », précise Francis. Pourtant, jamais au cours de l’entretien le travail ne semble être un fardeau pour eux. Ils en parlent toujours avec le sourire aux lèvres.

La première chose que l’on remarque en entrant dans l’étable, c’est la quantité impressionnante de certificats fixés aux murs. Ils témoignent des efforts constants menés par eux pour améliorer et maintenir la qualité de leur troupeau.

La Ferme Drahoka (un nom composé à partir de la première syllabe des mots Drapeau, Holstein et Kamouraska) s’est classée première au Canada quant à l’indice de performance sur 4 179 troupeaux en stabulation entravée.

La Ferme Drahoka (un nom composé à partir de la première syllabe des mots Drapeau, Holstein et Kamouraska) s’est classée première au Canada quant à l’indice de performance sur 4 179 troupeaux en stabulation entravée.

« Au fil des ans, nous avons apporté des améliorations aux bâtiments, logé de nouvelles étables et augmenté le quota », résume Sylvain, le cadet des deux frères. « En 1999, le quota était de 27 kg. Notre objectif, quand on a acheté, était de le monter à 100 », se souvient M. Drapeau. Aujourd’hui, avec un quota quotidien de 140 kg, la ferme de 270 têtes de vaches Holstein, dont une centaine en lactation, fait vivre les deux familles.

L’entreprise compte aussi 500 acres en cultures. « Le défi est non seulement de s’améliorer, mais surtout de se maintenir », lance Sylvain comme une devise.

Portrait de famille

Francis et sa conjointe, Nancy Ouellet, ont une fille et un garçon : Jessymaude, 19 ans, et Ludovic, 17 ans. Sylvain et Johanne Soucy ont eux aussi deux enfants : Maxim, 21 ans, et Camille, 16 ans.

Depuis sa sortie de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de La Pocatière en 2018, Maxim travaille à temps plein à la ferme. Des quatre enfants, il est celui qui se destine à assurer la relève. Maxim a pris en quelque sorte la place de son grand-père Jean-Luc qui, jusqu’à tout récemment, venait donner un coup de main à ses fils.

Francis et Sylvain ne se sont pas fixé de grands objectifs pour l’avenir de leur ferme, sinon de continuer à accroître le quota et d’améliorer leurs infrastructures. L’été prochain, ils souhaitent construire une pouponnière froide. « On aimerait bien slaquer un peu de travailler », ajoute toutefois Francis en riant. Ce dernier a 50 ans, et Sylvain, 48. 

Des efforts récompensés

Cette année encore, les efforts réalisés par Francis et Sylvain Drapeau pour l’amélioration de leur troupeau ont donné d’excellents résultats dans le cadre de la classification annuelle réalisée par le réseau canadien Lactanet. Leur travail constant et rigoureux a permis à la Ferme Drahoka (un nom composé à partir de la première syllabe des mots Drapeau, Holstein et Kamouraska) de se classer première au Canada quant à l’indice de performance sur 4 179 troupeaux en stabulation entravée. L’an dernier, elle s’était classée 2e dans cette même catégorie. Toutes catégories confondues, elle est arrivée au 4e rang en 2019.

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