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Pour Dave et Nadia, le quotidien à la ferme avec les enfants vaut tous les sacrifices du monde. Crédit photo : Gracieuseté de Dave Bérubé

Pour Dave et Nadia, le quotidien à la ferme avec les enfants vaut tous les sacrifices du monde. Crédit photo : Gracieuseté de Dave Bérubé

« Le lait coule dans mes veines » – Dave Bérubé

PLESSISVILLE — Dave Bérubé et sa conjointe Nadia Roy ont réalisé leur rêve de lancer leur propre ferme laitière de première génération. Partis de rien, ils mettent les bouchées doubles pour réussir à vivre de leur passion.

« Les résultats viennent des choix de tous les jours. Une vache championne n’est pas née championne. Tu l’as bichonnée. Chaque petit détail compte », estime le mordu de génétique.

Originaire de Matane, Dave « baigne » dans le lait depuis qu’il est tout petit grâce à des oncles et une tante producteurs laitiers. « J’ai toujours eu ça dans le sang », assure-t-il. Après des études en gestion et exploitation d’entreprise agricole, il a déménagé à l’Île-du-Prince-Édouard, où il a travaillé pour des éleveurs réputés. Il a ainsi eu l’occasion de visiter des expositions de renom telles que la Royal Agricultural Winter Fair, de Toronto, et la World Dairy Expo, de Madison, au Wisconsin. « Ça m’a donné confiance en moi et j’ai appris ce qu’est la rigueur, résume Dave. Je savais qu’un jour j’allais traire mes propres vaches, mais quand? » À son troisième essai au Programme d’aide au démarrage d’entreprises laitières des Producteurs de lait du Québec, il a finalement obtenu son prêt de quota de 12 kg.

En février 2013, après 13 ans à travailler pour les autres, il s’est enfin lancé dans l’élevage de vaches Jersey. Nadia et Dave se sont d’abord établis à la ferme de la famille de Nadia, à Disraeli. L’étable s’avérant désuète, le couple a cherché un nouvel endroit pour installer son entreprise. En visite chez des amis du 11e Rang à Plessisville, Dave a remarqué les infrastructures vacantes de la Ferme Bourbon, où il ne manquait que des animaux aux champs et un tas de fumier à côté des bâtiments. Le 1er juillet dernier, Dave et Nadia, leurs quatre enfants, la quarantaine de vaches et la trentaine de taures, ont déménagé dans le 11e Rang.

Les Élevages Caberoy détiennent une trentaine de kilogrammes de quotas. Nadia partage avec Dave cette passion de l’agriculture et aimerait un jour en vivre. Elle travaille pour l’instant à l’extérieur. « Il faut être un peu fou, mais on le fait pour nos enfants », explique Dave. La petite famille se compose de Vincent, 12 ans, Rose-Émilie, 8 ans, William, 5 ans, et Marc-Antoine, 3 ans. Ceux-ci participent à la routine de la ferme et s’amusent à présenter des génisses aux expositions. Dave vise d’ailleurs à remporter le titre de Maître-éleveur. « Ça prendra le temps que ça prendra. Peut-être que ce sont mes enfants qui auront la plaque », pense-t-il.

Vincent, 12 ans, Rose-Émilie, 8 ans, William, 5 ans, et Marc-Antoine, 3 ans, adorent la vie à la ferme. Crédit photo : Julie Mercier/TCN

Vincent, 12 ans, Rose-Émilie, 8 ans, William, 5 ans, et Marc-Antoine, 3 ans, adorent la vie à la ferme. Crédit photo : Julie Mercier/TCN

« Cracké » de génétique

Dave est un véritable mordu de génétique laitière et d’expositions. « Le lait paye les comptes, mais l’élevage garde la passion en vie, se plaît-il à dire. Se lever pour tirer de belles vaches, ce n’est pas la même chose. » En peu de temps, le jeune producteur a réussi à développer un troupeau de qualité. Caberoy Brownies, un taureau de son élevage, est en service à Semex, le géant de la génétique bovine. Dave a aussi un petit faible pour Bridon J Expense, Grande championne à l’Expo agricole de Beauce en 2015. « Ta première Grande championne, tu t’en rappelles jusqu’à la fin de tes jours. Cette vache-là m’a mis au monde », conclut-il. Bridon J Expense a également décroché une quatrième place en 2016 à la Royal Agricultural Winter Fair, de Toronto.