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Frédéric Dallaire, propriétaire de la ferme La pointe-aux-pommes, en compagnie de ses garçons Mathis et Oli. Bien qu’ils ne soient pas encore prêts à aider leur père dans ses tâches, cela ne saurait tarder. Photo : Charles-Olivier Caron

Frédéric Dallaire, propriétaire de la ferme La pointe-aux-pommes, en compagnie de ses garçons Mathis et Oli. Bien qu’ils ne soient pas encore prêts à aider leur père dans ses tâches, cela ne saurait tarder. Photo : Charles-Olivier Caron

L’agriculture pour voir ses enfants grandir

POINTE-AUX-OUTARDES — Anciennement pompier à la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), Frédéric Dallaire a entrepris en 2012 un changement de carrière radical. Il a totalement réorienté sa vie professionnelle afin de pouvoir concilier travail et famille. Il possède aujourd’hui une terre à deux pas de la cour arrière de sa maison.

C’est en 2012 que Frédéric Dallaire a fait le saut en agriculture. Il souhaitait voir ses enfants grandir et être présent le plus possible dans leur vie. « À la SOPFEU, on pouvait partir travailler 25 jours en ligne, revenir 2 jours en congé et repartir pour un autre 20 jours. Donc, j’ai changé de carrière, car je voulais que mes enfants se souviennent de mon nom », lance-t-il à la blague.

C’est ainsi qu’il a acheté une terre dans le village de Pointe-aux-Outardes, non loin de Baie-Comeau sur la Côte-Nord, et que sa bleuetière de 5,5 ha a vu le jour en 2012. Quant au verger de permaculture, il existe depuis 2016, où cohabitent des fraises, de l’ail et de la gourgane sous les pommiers.

Ce qui fait que Frédéric aime tant son métier, c’est certainement la proximité de son travail par rapport à la maison. Même lorsqu’il doit s’occuper de ses cultures, sa famille n’est jamais bien loin. « C’est intéressant. Les enfants viennent me voir durant la journée. Ils jouent dehors autour de moi. C’est plaisant. C’est une bonne motivation », explique le père de trois jeunes enfants.

Un autre avantage qu’il voit à la vie d’agriculteur est de pouvoir adapter son horaire lorsque c’est possible. « Pendant les récoltes, c’est plus difficile de faire des activités avec les petits, reconnaît-il. Mais le reste du temps, s’il fait beau par exemple, je peux jouer avec eux le matin et revenir à mes tâches pendant leur sieste de l’après-midi. »

Frédéric Dallaire espère parvenir à se verser un salaire l’an prochain lorsqu’il ouvrira son verger à l’autocueillette. Photo : Gracieuseté de Frédéric Dallaire

Frédéric Dallaire espère parvenir à se verser un salaire l’an prochain lorsqu’il ouvrira son verger à l’autocueillette. Photo : Gracieuseté de Frédéric Dallaire

Au supermarché

Frédéric n’est pas peu fier que ses fraises, framboises, bleuets et gourganes se vendent au supermarché IGA de Baie-Comeau. « À un moment de l’année, mes fraises et mes framboises se sont même retrouvées dans le frigo à l’entrée de l’épicerie. Je ne peux pas demander mieux », se réjouit-il.

L’agriculteur éprouve également un grand bonheur à écouler ses produits au marché public de Pointe-Aux-Outardes, ouvert une fois par semaine à l’entrée du village. « Les gens arrivent avant l’heure d’ouverture pour avoir nos produits. Ça fait plaisir de voir ça », affirme Frédéric. 

Objectif : rendement

La conjointe de Frédéric, Claudine Tremblay, travaille en tant qu’enseignante, ce qui stabilise les revenus de la famille et permet à ce dernier de se concentrer pleinement sur l’entreprise agricole. En 2020, grâce à la mise en œuvre du volet autocueillette de ses pommes, l’agriculteur croit que ce sera possible de pouvoir enfin se verser un salaire. « Pour l’instant, je ne veux pas agrandir la production. Je veux bien faire ce que je fais déjà. Il faut que ça produise bien et que ça soit rentable, ce qui devrait arriver l’an prochain », espère-t-il.

Charles-Olivier Caron, collaboration spéciale

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