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Les Jardins Bio Campanipol : une famille tournée vers l’avenir!

SAINTE-GENEVIÈVE-DE-BATISCAN — Il règne sur la ferme maraîchère Les Jardins Bio Campanipol une certaine frénésie sans aucun doute attribuable à la réalisation d’un important projet en gestation depuis quelques années. Ce dernier est la preuve que les deux générations de producteurs maraîchers de Sainte-Geneviève-de-Batiscan sont déterminées à unir leurs efforts dans le développement de leur entreprise.

Durant cette matinée de juillet, on pouvait observer un va-et-vient quasi incessant entre les bâtiments et les serres des Jardins Bio Campanipol, alors que les membres de la famille et la vingtaine d’employés croisaient les travailleurs affairés à la construction du nouveau bâtiment multifonctionnel.

Pour les cinq membres de la famille Lefebvre-Saint-Arnaud, la réalisation de ce projet est le fruit d’une vision commune de l’avenir de l’exploitation maraîchère biologique. « On réalise ce projet avec la fougue de la relève et l’expérience des bâtisseurs de l’entreprise », explique Florence, 29 ans, qui se fait la porte-parole du groupe.

Les trois frères et sœur, Charles (28 ans), Félix (25 ans) et Florence, donnent ainsi un nouveau souffle à l’entreprise lancée il y a un peu plus de 25 ans par leurs parents Danielle Lefebvre et Robert Saint-Arnaud, des pionniers en production maraîchère certifiée biologique en Mauricie.

« Vous imaginez bien à quel point il fallait être audacieux à l’époque », souligne Robert, qui s’est lancé en remettant en exploitation des terres abandonnées. « Il y avait un travail colossal à faire, se souvient Danielle. En même temps qu’on remettait ces terres en culture, je travaillais à développer le marché pour nos paniers de légumes biologiques. Aujourd’hui, on écoule nos produits frais et transformés à notre kiosque, dans les épiceries, dans les centres de la petite enfance et avec nos paniers livrés chez plus de 420 clients. »

Un quart de siècle plus tard, voilà que les bâtisseurs ont recruté leurs trois enfants comme partenaires, tous étant propriétaires à parts égales. « On ne s’attendait pas vraiment à ce que nos enfants souhaitent prendre la relève, avoue la mère. Ç’a été une belle surprise. »

Les nouveaux partenaires, eux, affichent une confiance inébranlable. « On est dans la tendance avec le bio, l’achat local et le contact direct avec le client, ce qui n’était pas le cas il y a 25 ans et pourtant, nos parents ont réussi à bâtir cette entreprise, indique Florence. On connaît une belle progression des ventes en kiosque et en circuits courts, des paniers. On est fier de cette évolution parce qu’on y met beaucoup d’efforts. »

Le chantier du nouveau bâtiment tel qu’il apparaissait il y a quelques semaines. Crédit photo : Pierre Saint-Yves

Le chantier du nouveau bâtiment tel qu’il apparaissait il y a quelques semaines. Crédit photo : Pierre Saint-Yves

Un projet « excitant »!

Avec leur nouveau bâtiment, qui regroupera sous un même toit la cuisine de transformation, la salle de préparation des paniers, l’entrepôt et le nouveau kiosque, les producteurs maraîchers peuvent envisager l’expansion de leurs activités.

« Dans nos installations actuelles, nous fonctionnons au maximum de notre capacité et il est impossible de préparer plus de 140 paniers de légumes par jour, indique Florence. Nous sommes donc limités dans notre développement, ce qui fait qu’on a une liste d’attente de clients désireux de recevoir nos paniers de légumes. »

Les producteurs vont aussi développer un marché hivernal grâce à la culture en serre. L’expérience commencera l’hiver prochain avec une vingtaine de clients.

À terme, les propriétaires souhaitent fournir un emploi permanent à leur vingtaine d’employés.