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Les frères Guillaume et Marc-Étienne Faucher en compagnie de leurs parents Réal Faucher et Luce Poulin. Photos : Gracieuseté de la famille Faucher

Les frères Guillaume et Marc-Étienne Faucher en compagnie de leurs parents Réal Faucher et Luce Poulin. Photos : Gracieuseté de la famille Faucher

Ils ont su remonter la pente

L’entreprise laitière a été fondée en 1962 par Hermand Faucher et Lucille Morin. L’achat incluait 16 vaches et deux chevaux. Leur fils, Réal Faucher, et son épouse, Luce Poulin, ont intégré l’entreprise en 1987. Réal y travaille depuis son enfance.

Cinquante-quatre ans après sa création, la ferme a été détruite lors d’un incendie. Cette tragédie a poussé Réal et Luce à se poser la question de la relève puisqu’il fallait donner à l’entreprise de solides assises et prendre un virage technologique. Qui de leurs cinq enfants souhaitaient constituer cette relève? « Nous étions tous les cinq intéressés, mais mon frère Guillaume et moi l’étions un peu plus », raconte Marc-Étienne. Ils étaient alors tous deux agroéconomistes. Le projet a été lancé. La famille a mis deux ans et demi à rebâtir la ferme et à reconstituer le troupeau. De 80 kilos de gras par jour avant l’incendie, elle est passée à 190 kilos après la reconstruction. Le troupeau de 125 têtes est grimpé à 250 têtes.

Après l’incendie, la famille Faucher a augmenté son troupeau.

Après l’incendie, la famille Faucher a augmenté son troupeau.

Un bâtiment utilisé au maximum de sa capacité

« Les vaches sont maintenant en stabulation libre et nous avons trois robots de traite », raconte Marc-Étienne. L’objectif des deux frères est d’ajouter un 4e robot, de monter la production à 300 kilos et d’intégrer leur cadet, Raphaël. L’esprit de famille est très fort chez les Faucher. Même si le travail est une valeur importante pour eux, ils souhaitent se donner une meilleure qualité de vie où chacun pourra prendre un bon trois semaines de vacances par année et une fin de semaine sur deux.

Leur autre frère Frédéric est propriétaire d’une écurie où il garde des chevaux en pension. Leur sœur Jessica est infirmière et exploite une érablière de 10 000 entailles avec son conjoint. Clara Tardif, la conjointe de Marc-Étienne, est elle aussi productrice acéricole. De plus, le couple possède l’entreprise de transformation La noix d’érable. « Mon père et son frère exploitent, eux, 35 000 entailles incluant l’eau d’érable des 10 000 entailles de la ferme que nous leur vendons », ajoute Marc-Étienne. Joëlle Desjardins, la conjointe de Guillaume, est agronome. Marc-Étienne et Clara ont deux enfants : Victoria, trois ans, et Hubert, un an. Guillaume et Joëlle ont aussi une fille et un garçon : Pénélope, cinq ans, et Félix, trois ans.

À quelques jours du départ…

Passionnés de voyages, Marc-Étienne et Clara avaient projeté de partir six mois à l’aventure en Amérique du Sud, munis de leur sac à dos. En septembre 2016, trois jours avant le départ, la ferme des parents de Marc-Étienne a été détruite lors d’un incendie. « Nous avons décidé de partir quand même, mais notre voyage a duré deux mois », raconte Marc-Étienne. Préoccupé par la question de la relève familiale et par le projet d’érablière de Clara, le couple a toute de même visité l’Équateur, le Pérou et la Bolivie avant de revenir au pays poursuivre le projet de relance de la ferme.