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À la Ferme Blondin, tout le monde met la main à la pâte : au centre, Kim Côté et son conjoint Simon Lalande, entourés de Nicolas, d’Olivier et des jumeaux Anthony et Thomas. Crédit photo : Reine Côté.

À la Ferme Blondin, tout le monde met la main à la pâte : au centre, Kim Côté et son conjoint Simon Lalande, entourés de Nicolas, d’Olivier et des jumeaux Anthony et Thomas. Crédit photo : Reine Côté.

Ferme Blondin, en activité depuis 1672

SAINT-PLACIDE — En 1672, Léonard Lalande a débarqué en Nouvelle-France avec l’intention claire de devenir fermier. Une vocation qui allait lui survivre grâce à une longue lignée de producteurs. Après plusieurs exploitations sur l’île de Montréal, son descendant François-Xavier a pris racine à Saint-Placide. C’était en 1829 et l’aventure était loin d’être terminée. Au 21e siècle, voilà que l’entreprise agricole familiale prend un virage génétique.

À la Ferme Blondin, une entreprise laitière spécialisée en génétique, pas moins de huit générations de Lalande ont pris la relève de la production, animées par la passion de la terre.

Dans le milieu, tout le monde connaît les membres de cette famille qui habitent le rang Saint-Vincent, à Saint-Placide, et qui se succèdent de père en fils. C’est peut-être grâce au travail de Simon Lalande et de ses deux fils, Nicolas et Olivier, qui ont eu l’ambition d’élargir les activités de l’exploitation au-delà de la production de lait.

À la Ferme Blondin, on retrouve six étables qui abritent 200 vaches et 500 veaux, sept silos horizontaux et deux verticaux.

À la Ferme Blondin, on retrouve six étables qui abritent 200 vaches et 500 veaux, sept silos horizontaux et deux verticaux.

Maintenant, la reproduction de semences de taureaux fait la renommée de la Ferme Blondin, qui est actuellement reconnue comme l’une des cinq entreprises en génétique majeures au Canada. Un tour de force qui n’est pas tombé du ciel. Derrière cet exploit, Simon et sa femme Kim Côté travaillent quotidiennement du matin au soir, assumant avec courage toutes les responsabilités inhérentes à pareil métier. En plus de ses 200 vaches en lactation, la ferme compte dans ses étables quelque 500 veaux, taures et génisses sur une terre de 1 100 acres cultivés en maïs, en soya et en foin.

Fille d’un agriculteur de Hatley, Kim savait ce qui l’attendait en mariant un producteur, mais pas que ça devienne aussi gros. « Quand je suis arrivée ici, il n’y avait que 70 vaches. En 15 ans, ç’a -triplé », souligne-t-elle fièrement. Simon, lui, ne rêve que d’une chose : c’est de voir ses quatre gars à la ferme.

Ses deux premiers fils, dans la jeune vingtaine et nés d’une précédente union, mettent déjà la main à la pâte. D’abord Olivier, qui détient lui-même une petite ferme comptant 26 vaches laitières, située tout près, puis Nicolas, l’intellectuel qui développe le marché de la génétique. Et il ne serait guère surprenant de voir les jumeaux de 10 ans, Anthony et Thomas, prendre un jour la relève à leur tour.

Malgré les inquiétudes soulevées par la baisse du prix du lait, tout le monde s’affaire. Actuellement, la Ferme Blondin vend ses semences de taureaux dans 14 pays. Tout au long de l’année, le couple Lalande-Côté participe à différentes expositions agricoles au pays ainsi qu’aux États-Unis, une visibilité qui leur permet de grossir leurs ventes.

« Mon but, c’est de faire en sorte que nos gars puissent vivre de l’agriculture plus tard », commente Simon. 

Un métier sédentaire? Au contraire!

« L’agriculture, on ne peut pas faire ça sans amour ni passion, affirme Simon Lalande. Contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas très sédentaire comme mode de vie. On travaille fort; on ne rentre jamais à la maison avant 19 h 30. Et se promener d’une exposition agricole à l’autre, ça rapporte en visibilité et ça étend notre réputation, mais ça demande du temps et de l’argent », affirme Simon Lalande, qui a compris dès l’âge de six ans que l’agriculture était sa mission de vie.

https://soleno.com/

Reine Côté, collaboration spéciale.