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Gleason Labrie et Carole April avec leur petit-fils Xavier, fils de Nadia. À l’avant, Charles Darveau et Dave Labrie. Crédit photo : Pierre Saint-Yves

Gleason Labrie et Carole April avec leur petit-fils Xavier, fils de Nadia. À l’avant, Charles Darveau et Dave Labrie. Crédit photo : Pierre Saint-Yves

Quand la famille se serre les coudes

SAINT-CYPRIEN — Le producteur de lait Dave Labrie est conscient de sa chance de pouvoir vivre sa passion pour l’agriculture dans son village natal de Saint-Cyprien, au Bas-Saint-Laurent, où il habite la maison familiale et exploite la ferme de son enfance.

Depuis 2009, le producteur de 40 ans est aux commandes de la Ferme Charluson avec son conjoint Charles Darveau, âgé de 30 ans. Il peut aussi compter sur le soutien indéfectible de ses parents, Carole April et Gleason Labrie, ainsi que des autres membres de la famille, principalement de sa sœur Nadia et de ses jeunes enfants.

« La relève, si tu ne l’aides pas, tu n’en as pas! » lance Gleason Labrie pour expliquer son engagement à la ferme. Il s’occupe notamment de la maintenance et des travaux aux champs et son épouse est toujours responsable de la comptabilité. S’il estime à huit ou neuf ans l’âge habituel auquel les enfants démontrent de l’intérêt pour l’agriculture, M. Labrie affirme avoir su bien avant cela que son fils voulait travailler à la ferme.

Même l’épreuve de l’incendie de l’étable en novembre 2011 n’a pas réussi à ébranler les convictions de Dave. « Ç’a été très difficile à vivre, mais je n’ai jamais rien remis en question », dit celui qui a étudié à l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA).

Depuis son tout jeune âge, Dave Labrie a toujours su qu’il allait prendre la relève de la ferme familiale. Crédit photo : Jackie Dubé

Depuis son tout jeune âge, Dave Labrie a toujours su qu’il allait prendre la relève de la ferme familiale. Crédit photo : Jackie Dubé

Diversité de races

Aujourd’hui, la Ferme Charluson, c’est un troupeau de presque 100 vaches, dont la moitié en lactation. La diversité des races a de quoi surprendre : des Suisses brunes, des Holsteins mais aussi des Jerseys, des Guerneseys, des Canadiennes et des Ayrshires. « C’est évidemment un choix que j’ai fait pour travailler la génétique », explique Dave Labrie.

Il reconnaît que la gestion de pareil troupeau, principalement sur le plan de l’alimentation, requiert une attention particulière. « On ajuste constamment l’alimentation », dit-il. Et les résultats sont probants, comme en font foi la grande qualité des composantes, les distinctions récoltées ces dernières années ainsi que les ventes d’embryons et de sujets.

En tant que propriétaire de Suisses brunes, le producteur est activement impliqué au sein du Club Brown Swiss du Québec. L’association s’était d’ailleurs grandement investie dans l’organisation d’une activité de portes ouvertes après la reconstruction de l’étable.

Les succès obtenus par Dave Labrie l’amènent à caresser de nouveaux projets : l’accroissement du troupeau et la construction d’une étable froide tout en poursuivant la culture des 300 acres en foin et en céréales, et en exploitant les 350 acres de boisés. Cela fait le bonheur de ses parents qui savent que la ferme continuera de prospérer.

Traverser l’épreuve du feu

En novembre 2011, le feu a tout détruit, emportant la presque totalité du troupeau, dont deux taureaux de race Jersey sélectionnés par Semex à des fins de reproduction. « L’indemnité de l’assurance ne couvrait pas toute la reconstruction. Il fallait donc que je trouve de l’argent, raconte Dave Labrie. Ç’a sans doute été l’étape la plus difficile. »

Mais sa ténacité a payé. Un peu moins d’un an plus tard, le nouveau bâtiment de 55 mètres sur 20 environ était inauguré en grande pompe. « Le plus touchant, ç’a été l’élan de solidarité qu’il y a eu autour de la reconstruction », conclut Gleason Labrie.