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Chez Ferme La, le travail se fait en communauté. De gauche à droite : Alysson St-Louis et Mathieu St-Louis, Guy Bellerive, Maude Bellerive, Jean-Philippe Cormier et bébé Éloi, Raymonde Cormier et Michel Cormier, Anne-Julie Laperrière, bébé Romain et Marie-Michelle Lapointe. Photos : Gracieuseté de Ferme La

Chez Ferme La, le travail se fait en communauté. De gauche à droite : Alysson St-Louis et Mathieu St-Louis, Guy Bellerive, Maude Bellerive, Jean-Philippe Cormier et bébé Éloi, Raymonde Cormier et Michel Cormier, Anne-Julie Laperrière, bébé Romain et Marie-Michelle Lapointe. Photos : Gracieuseté de Ferme La

Éleveurs autodidactes

BÉCANCOUR – Maude Bellerive et Jean-Philippe Cormier ont investi dans une ferme pour leur bien-être personnel. Désireux de mieux s’alimenter, ils ont peu à peu pris goût au mode de vie agricole. Dix ans après, ils vendent leur bœuf, leur porc et leurs œufs à de nombreuses familles de leur région tout en gardant leurs jobs d’ingénieur et d’enseignante. Une vie mouvementée qui les passionne.

Après des études universitaires et quelques années à vivre dans l’Ouest canadien, Jean-Philippe Cormier et Maude Bellerive reviennent au Québec avec un projet : acheter une ferme pour mieux contrôler leur alimentation. « Au départ, on a essayé de cultiver du soya, du seigle, puis rapidement, on s’est rendu compte que ce n’était pas vraiment notre alimentation. Alors on s’est acheté des vaches, et on est tombés en amour », se souvient la jeune agricultrice de 34 ans. Après avoir constitué un petit troupeau de bovins, les nouveaux agriculteurs décident de se fournir en cochons, puis en poules. « Notre but, c’était vraiment de savoir ce qu’on mange parce qu’on trouvait que de plus en plus, dans les épiceries, ce n’était pas clair. Là, on sait comment la bête a été traitée, comment elle a été nourrie », ajoute-t-elle.

Au fil des jours et des années, le jeune couple apprend le métier d’agriculteur, avec leurs forces et leurs faiblesses respectives. « Je m’occupe davantage du côté marketing, de la vente, des réseaux sociaux. Mon chum, lui, gère la construction des clôtures et des poulaillers mobiles », raconte Maude. Ensemble, les propriétaire de Chez Ferme La s’occupent du soin des animaux, car ils apprécient leur contact et adorent « être sur le terrain ».

Une des particularités de la ferme, le bœuf Highland.

Une des particularités de la ferme, le bœuf Highland.

Parallèlement à la ferme, Jean-Philippe et Maude travaillent à temps plein, un rythme de vie qui a failli compromettre leur projet agricole. « À un moment, c’était trop, alors on a tout vendu. Mais, finalement, on n’a pas pu résister à tout recommencer », se rappelle l’enseignante. Et ce nouveau départ venait aussi avec une nouvelle méthode d’élevage. Depuis trois ans, la ferme nourrit ses animaux au pâturage et favorise une agriculture régénératrice, un modèle qui a été pensé à la suite d’une formation chez Polyface avec Joel Salatin. « Nos cochons sont dans le bois du printemps à l’automne, poursuit Maude, pendant que nos vaches, poules et coq sont au champ. L’hiver, les poules rentrent à l’intérieur de la serre tandis que cochons et vaches passent aux enclos
extérieurs. »
Une telle méthode a notamment été possible grâce à la construction de cages, d’enclos et de poulaillers mobiles. Les animaux changent de parcelle chaque jour. En plus de l’élevage au pâturage, la ferme affiche fièrement une nourriture sans hormones ni antibiotiques. 

Agriculture communautaire

La maison de Jean-Philippe et de Maude a la particularité d’être bigénérationnelle ou, comme ils aiment le dire, « bi amicale ». En effet, ils sont deux couples à vivre sur le même terrain et c’est notamment grâce à ça qu’ils arrivent à conjuguer la ferme et leur travail. « Marie-Michelle et Anne-Julie sont très impliquées avec nous; elles nous aident pour de nombreuses tâches », explique Maude. En plus, Chez Ferme La peut compter sur la présence régulière des parents des jeunes propriétaires, mais aussi sur un employé, tout nouvellement embauché. « On a vraiment bâti notre petite communauté », conclut Maude. 

Léa Villalba, collaboration spéciale
https://www.desjardins.com/