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Carl et Annie Bouchard, Valérie Lefebvre, Suzie Brassard, Gérard Bouchard, Lyse Rosa, Rodrigue Bouchard et Pierre Bouchard. Crédit photo : Photos : Gracieuseté d’Annie Bouchard

Carl et Annie Bouchard, Valérie Lefebvre, Suzie Brassard, Gérard Bouchard, Lyse Rosa, Rodrigue Bouchard et Pierre Bouchard. Crédit photo : Photos : Gracieuseté d’Annie Bouchard

Égalité et respect à la ferme

SAINT-FÉLICIEN — Pour les nouvelles générations de la famille Bouchard, le respect et l’égalité entre les membres de la famille font partie des fondements de l’entreprise.

La famille Bouchard, propriétaire d’une ferme laitière depuis cinq générations, met de l’avant une philosophie d’égalité au sein de son entreprise. Que ce soit en ce qui concerne les parts de l’exploitation laitière, les tâches ou encore la gestion, tous les membres de la famille ont la même importance.

Au début du 20e siècle, la famille se taille une place dans le monde de l’agriculture en faisant l’acquisition d’une terre dans le rang de Saint-Eusèbe, à Saint-Félicien. Aujourd’hui, la quatrième génération laisse place à la cinquième, en s’assurant de prendre le temps de transmettre toutes les connaissances nécessaires.

La cinquième génération est composée de Carl et Annie Bouchard, ainsi que Valérie Lefebvre.

La cinquième génération est composée de Carl et Annie Bouchard, ainsi que Valérie Lefebvre.

La famille aux commandes

Bouchard Artisan Bio, la fromagerie qui s’est greffée à la ferme, compte quelques employés, mais sa gestion est entièrement assurée par la famille. « C’est sûr que de dire à sa mère de travailler différemment pour être plus efficace, ce n’est pas toujours évident. Ça devient parfois émotif alors que ça ne le serait pas avec un employé ordinaire », explique Annie, la dernière arrivée à la fromagerie, il y a un an. 

Si la quatrième génération cède tranquillement la place à la relève, elle demeure toutefois essentielle aux opérations. « On a encore besoin d’eux. Ils sont nos mentors, donc on travaille de concert avec eux pour la gestion des deux entreprises », continue Annie. 

« La particularité avec mes associés, qui sont mes enfants, c’est qu’on a la placote facile. On négocie tout par la parole et les échanges restent toujours respectueux », raconte Gérard, le père des enfants. Carl, le principal gestionnaire de la ferme depuis 2003, ajoute : « Il peut y avoir des désaccords, mais des engueulades, jamais. »

Malgré les occasionnelles incompréhensions qui peuvent émerger dans la gestion d’une entreprise familiale, le climat de travail demeure sain, ce qui représente l’une des forces des Bouchard. Pour ce qui est de ce qui les attend dans le futur, les membres de la famille répondent en chœur qu’ils veulent « continuer de bien faire les choses pour assurer la continuité de l’entreprise ». 

L’importance du respect

La notion de respect est à la base de toutes les décisions. « Tout est une question d’équilibre, que ce soit avec la terre, les travailleurs ou les animaux. On essaie de leur assurer une qualité de vie », explique Gérard, le père. Ce respect consiste à ne pas leur demander plus que ce qu’ils peuvent offrir.

L’été, la période la plus achalandée de l’année, amène les membres de l’équipe à accumuler des heures supplémentaires. On s’assure toutefois que cette période intense ne compromette pas leur qualité de vie. « On ne mettra jamais toute la responsabilité sur les épaules d’une seule personne, mentionne son fils Carl. On se complète en s’entraidant. »

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