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La Ferme avicole Orléans, de Sainte-Famille, élève 130 000 poulets dans ses six bâtiments, le septième étant dédié à la production de dindes.

La Ferme avicole Orléans, de Sainte-Famille, élève 130 000 poulets dans ses six bâtiments, le septième étant dédié à la production de dindes.

Deux frères en affaires

SAINTE-FAMILLE-DE-L’ÎLE-D’ORLEANS — À la Ferme avicole Orléans, les frères Luc et François Turcotte sont fiers d’être parvenus à intégrer leur enfant respectif dans l’entreprise. Myriam, la recrue, a terminé en 2018 ses études à l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de La Pocatière. Elle démontre tout le zèle nécessaire pour apprendre de son père et de son oncle.

Qui a dit que les affaires et la famille ne faisaient pas bon ménage? Luc et François Turcotte ont transmis leur passion pour la terre, l’élevage de volailles et la culture d’un verger à la génération qui les suit. Ils œuvrent avec leur enfant respectif, Marc-Antoine et Myriam, et forment ainsi une équipe très soudée.

Tous les quatre se relaient dans diverses tâches à accomplir, aidés par deux employés permanents et quatre travailleurs étrangers pendant la haute saison.

Fraîchement diplômée, Myriam s’occupe entre autres de la cueillette, de la vente et du classement des pommes. Elle projette également de faire de l’animation sur les réseaux sociaux.

La Ferme avicole Orléans, de Sainte-Famille, élève 130 000 poulets dans ses six bâtiments, le septième étant dédié à la production de dindes.

La Ferme avicole Orléans, de Sainte-Famille, élève 130 000 poulets dans ses six bâtiments, le septième étant dédié à la production de dindes.

Son cousin Marc-Antoine trouve plaisant de travailler avec la famille. « En même temps, c’est parfois un couteau à double tranchant, dans le sens où il ne faut pas déborder sur des désaccords, souligne-t-il. Mais ça nous amène à bien discuter et on peut ainsi passer plus facilement à autre chose. »

« Étrangement, selon la réglementation actuelle mise en place par les gouvernements, il est plus facile de faire des transferts d’entreprises agricoles auprès de relève non apparentée qu’avec des membres de la famille. C’est un défi. Mais on a toujours travaillé dans l’objectif de la ferme », témoigne Luc Turcotte. 

D’hier à aujourd’hui

L’histoire de la ferme a commencé à s’écrire en 1946, quand les parents de Luc et François, Viateur et Rose, en ont fait l’acquisition. « Mon père était dans l’armée jusqu’à ce que la Deuxième Guerre mondiale se termine et qu’il investisse son énergie dans l’exploitation. Par contre, la Ferme avicole Orléans a été fondée en 1980 », souligne Luc Turcotte. En 1984, François s’est joint à l’entreprise et a acheté avec Luc la moitié des actions de leurs parents.

Avant de produire des poulets de chair, la Ferme avicole Orléans avait pour créneau les poules pondeuses. « En 1946, notre père avait son circuit de porte-à-porte à Québec. Il allait dans les quartiers Saint-Pascal, Giffard, Saint-Pie-X et Vanier. C’était beaucoup d’efforts qui n’ont plus rien à voir avec le mode de distribution maintenant en place », témoigne François Turcotte. 

Aujourd’hui, l’exploitation du village de Sainte-Famille produit 130 000 poulets et quelques dindes. L’endroit comprend également un verger de 6 hectares sur lequel poussent une vingtaine de variétés de pommes.

La Ferme avicole Orléans a remporté la médaille d’or de l’Ordre du mérite agricole en 2012. Luc et François ainsi que leurs enfants ont atteint un niveau d’excellence qu’ils souhaitent conserver au fil du temps. « On a gagné, et depuis, on s’efforce de maintenir les standards mis en place », conclut Myriam.

Agriculture raisonnée

La Ferme avicole Orléans collabore depuis 1987 à un club d’encadrement technique de la région de Québec. Ainsi, la taille des pommes, le dépistage d’insectes et les infections potentielles sont évalués avec l’aide d’un agronome. « Avant, on n’avait pas les outils, mais grâce à différentes mesures d’aide technique, on a pu réduire de 50 % l’utilisation de pesticides. On fait de l’agriculture raisonnée », résume François Turcotte.

Véronique Demers, collaboration spéciale

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