fbpx
Ayant acheté la ferme en 1987 d’un transfert non apparenté, Jean-François Beaudoin possédait à l’époque une vingtaine de vaches laitières. En 1992, sa femme Édith Gagné s’est jointe comme copropriétaire à l’entreprise agricole, qui compte désormais 160 têtes, dont 70 vaches laitières. Photos : Véronique Demers

Ayant acheté la ferme en 1987 d’un transfert non apparenté, Jean-François Beaudoin possédait à l’époque une vingtaine de vaches laitières. En 1992, sa femme Édith Gagné s’est jointe comme copropriétaire à l’entreprise agricole, qui compte désormais 160 têtes, dont 70 vaches laitières. Photos : Véronique Demers

Des producteurs laitiers désireux de léguer leur mode de vie

SAINTE-MARGUERITE — Les copropriétaires de la ferme laitière Bofran, Jean-François Beaudoin et Édith Gagné, ne sont pas à l’aube de leur retraite, mais espèrent un jour pouvoir compter sur une relève familiale. Deux de leurs quatre enfants pourraient bien suivre leurs traces.

Les quatre enfants du couple formé par les producteurs laitiers Jean-François Beaudoin et Édith Gagné ont moins de 30 ans et démontrent un intérêt plus ou moins marqué pour l’agriculture. Ils projettent tous d’entretenir un petit lopin de terre, de taille variable.

« Être agriculteur, c’est un métier qu’on a dans le sang. Notre famille était dans l’agriculture, et les jeunes ont le goût. Peu importe la manière dont ils s’impliquent, l’intérêt est là. On leur laisse déjà en quelque sorte un héritage avec notre mode de vie », indique Édith.

Son fils Pascal détient une formation de l’Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière et de l’Université Laval en nutrition animale. Il a fait partie du Cercle des jeunes ruraux du bassin de la Chaudière, tout comme sa grande sœur Lina. Tous deux ont participé à des expositions de génisses.

« Je pense que Pascal et sa copine vont s’établir en agriculture, mais ils sont dans la jeune vingtaine. Ils doivent prendre le temps d’y penser », souligne Jean-François. « C’est un engagement important d’avoir une ferme. Il faut être présent chaque jour », renchérit Édith, dont les parents et grands-parents sont dans le domaine agricole, comme ceux de son mari d’ailleurs.

Jean-François Beaudoin, Édith Gagné et leur fille cadette, Mariane. Le nom de la ferme est tiré des premières syllabes de Beaudoin et François.

Jean-François Beaudoin, Édith Gagné et leur fille cadette, Mariane. Le nom de la ferme est tiré des premières syllabes de Beaudoin et François.

Un lien avec l’agriculture qui perdure

L’aînée de la famille, Lina, est analyste en financement agricole. Après avoir pris soin des animaux à la Ferme Bofran, elle est à même de bien conseiller les producteurs. Maxime, le deuxième de la fratrie, va amorcer une maîtrise dans le domaine agroalimentaire, en agriculture de proximité plus précisément. Il a lui aussi participé aux travaux à la ferme. Quant à Mariane, la cadette, elle affiche fièrement ses 15 printemps. Elle donne à l’occasion, avec fierté, un coup de main à ses parents.

« Comme parents, c’est motivant de voir nos jeunes participer à l’élevage et aux bonnes pratiques environnementales. Ils sont vraiment sensibilisés. On tient compte de leur avis; ils ont des connaissances récentes que nous n’avons pas », résume leur mère.

La Ferme Bofran a d’ailleurs reçu la médaille de bronze de l’Ordre du mérite agricole du Québec en 2017.

Une génétique en constante évolution

Jean-François Beaudoin et Édith Gagné souhaitent améliorer la rentabilité de leur troupeau en passant par la génétique. Ils veulent aussi produire du lait A2A2. « Beaucoup de recherches sont effectuées sur la protéine laitière bêta-caséine A2, qui peut régler les problèmes d’intolérance aux produits laitiers chez certaines personnes. Le lait A2A2 demeure encore un marché de niche au Québec et au Canada, mais on est prêts à y contribuer », assure Édith. 

Véronique Demers, collaboration spéciale