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La famille Scott est établie à Saint-Paul-d’Abbotsford depuis le milieu du 19e siècle. Sur la photo : Sabrina, Kevin, Céline, Marcelin, Amélie et sa petite Heidy, et Jonathan. C’est ce dernier qui reprendra la ferme laitière. Crédit photos : David Riendeau

La famille Scott est établie à Saint-Paul-d’Abbotsford depuis le milieu du 19e siècle. Sur la photo : Sabrina, Kevin, Céline, Marcelin, Amélie et sa petite Heidy, et Jonathan. C’est ce dernier qui reprendra la ferme laitière. Crédit photos : David Riendeau

Cultiver l’amour du travail bien fait

SAINT-PAUL-D’ABBOTSFORD — Chez les Scott, l’agriculture est une affaire de famille où l’on se transmet l’attachement à la terre et l’amour du travail bien fait depuis six générations. Pas étonnant que ces producteurs laitiers récoltent les honneurs partout où ils exposent leurs Jerseys et leurs Holsteins.

Marcelin est issu de la cinquième génération de Scott à vivre dans le rang Papineau, à Saint-Paul-d’Abbotsford. Il a grandi en observant son père Jean-Guy et son oncle Marcel qui ont fondé la ferme laitière à la fin des années 1960. « Je me souviens qu’à quatre ans seulement, j’allais chercher les vaches dans le champ. Vers l’âge de 15 ans, j’ai ressenti le désir de prendre la relève. J’aimais prendre soin de ces animaux. Le fait de travailler au grand air me rend heureux. Quand tu as grandi là-dedans, ça fait partie de toi. »

Un travail d’équipe

L’accomplissement de son rêve n’aurait sans doute pas été possible sans la rencontre de Céline en 1982. « Élever des vaches laitières, c’était la grande passion de Marcelin. On a décidé d’offrir à nos enfants la chance de vivre à la campagne. Tranquillement, j’ai appris à aimer cette vie-là », raconte la dame de 51 ans, qui se destinait à devenir secrétaire.03

À la retraite de son beau-père Jean-Guy, en 2000, Céline s’est jointe à la ferme. La famille Scott a entrepris la construction d’une étable froide, a acquis plus de quota et s’est concentrée sur l’amélioration de la génétique des vaches, ce qui l’a amenée à participer à une première exposition.

Si le couple a diminué le nombre d’événements auxquels il s’inscrit, se rendre chaque année à la Royal Agricultural Winter Fair de Toronto est devenu une tradition. « C’est sûr qu’on retire de la fierté à être reconnus pour la qualité de nos vaches, mais on aime s’y rendre parce que ça nous change de la routine, mentionne Céline. Ça nous fait de petites vacances ensemble. »

La relève est assurée

Si les enfants viennent toujours donner un coup de main à la ferme, c’est Jonathan qui a hérité de la vocation de devenir producteur de lait. « L’agriculture me fascine dans toutes ses facettes. C’est un métier valorisant parce que tu sens que tu as accompli quelque chose de concret. » À cet effet, le jeune de 24 ans a complété un diplôme d’études professionnelles en production animale à l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe et, depuis 2015, il travaille à temps plein avec ses parents et son grand-père qui est encore solide à l’ouvrage. « À 80 ans, il s’occupe toujours de l’érablière et bûche son bois de chauffage », mentionne Jonathan avec admiration.

Des rubans par dizaines

Si Marcelin Scott et Céline Bernard sont des gens de peu de mots, leurs accomplissements parlent d’eux-mêmes. En entrant dans l’étable de leur ferme, on remarque un petit bureau dont les murs sont tapissés de dizaines de rubans, autant de distinctions que le couple a remportées dans différentes expositions provinciales et nationales au cours des 20 dernières années, dont 55 mentions All Canadian.

« Pour présenter ses vaches dans des expositions, il faut être compétitif, explique Marcelin, 55 ans. Ça demande un surplus de travail et un suivi quotidien pour que ta bête ait les caractéristiques parfaites. Tu ne sais pas trop à quoi ressemblera la compétition, alors tu espères ne pas te tromper. »

David Riendeau, collaboration spéciale.

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