fbpx
Mylène Bourque, Simon, Paul-André, Lynda Bossé et son mari, Gilles, sur la terre familiale des Michaud. Photos : Gracieuseté de la famille Michaud

Mylène Bourque, Simon, Paul-André, Lynda Bossé et son mari, Gilles, sur la terre familiale des Michaud. Photos : Gracieuseté de la famille Michaud

Cinq générations sur la terre des Michaud

KAMOURASKA — Chez les Michaud, on raconte que l’ancêtre Alfred, désireux de passer de locataire à propriétaire, est parti à pied de Saint-Roch-des-Aulnaies avec sa famille en 1906 pour venir s’établir à la ferme de Kamouraska. Une bonne quarantaine de kilomètres séparent les deux clochers. Partis tôt le matin, ils sont arrivés le soir sur cette terre qui fait vivre la famille depuis cinq générations.

Une agriculture de subsistance a d’abord été pratiquée pendant bon nombre d’années jusqu’à ce que Raymond Michaud, le père de Gilles et Paul-André, entre en scène et fasse croître le patrimoine familial. « Quand il en avait l’occasion, mon père n’hésitait pas à acheter un nouveau morceau de terre pour accroître sa production », affirme Gilles.

À la fin des années 1950, Raymond a suivi des cours en production de pommes de terre afin de se lancer dans cette culture. Il a ajouté celle de pommes de terre de semence quelques années plus tard.

Deux frères, deux fermes harmonieuses

Gilles a pris la relève de la ferme laitière en 1980. Son père a conservé la production de pommes de terre pendant environ deux ans avant de passer les rênes à son autre fils Paul-André, qui a doté l’entreprise d’une usine de transformation.

Chez les Michaud, l’agriculture se fait vraiment en collégialité. Une partie de la production peut se réaliser tant chez l’un que chez l’autre frère. Il n’y a aucun dédoublement de machinerie.

L’harmonie a toujours régné au sein de la famille. Gilles est heureux de pouvoir compter sur la relève de son fils Simon et de sa belle-fille Mylène. Simon a intégré l’exploitation progressivement à partir de sa sortie de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de La Pocatière en 2001.

La ferme laitière possède aujourd’hui 250 têtes et 170 hectares en culture. C’est aussi Simon qui est pressenti pour prendre la relève de son oncle Paul-André dans la production de pommes de terre d’ici quelques années.

Simon et Mylène sont animés par les valeurs qui guident la famille depuis 1906. Ce qui compte pour eux, c’est le travail bien fait. « Le premier mot qui me vient en tête, c’est “respect”, mentionne Simon. Le respect de ce qu’on a, des animaux, de l’environnement et des individus. » Récemment, il a planté 250 arbres le long de la rivière et investi dans le bien-être de ses vaches.

Parents de quatre enfants, Simon et Mylène parviennent à s’offrir une fin de semaine sur deux malgré les tâches à accomplir au quotidien, ainsi que des vacances quand c’est possible. Ils ont un employé auquel ils peuvent se fier et misent sur l’efficacité du travail. 


Raymond a été l’un des fondateurs de la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec. Il a transmis à ses fils Gilles et Paul-André ainsi qu’à son petit-fils Simon le goût de s’impliquer dans des organismes agricoles.

Raymond a été l’un des fondateurs de la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec. Il a transmis à ses fils Gilles et Paul-André ainsi qu’à son petit-fils Simon le goût de s’impliquer dans des organismes agricoles.

Un site Web pour rendre hommage à Raymond

À la suite du décès de Raymond en février 2019 à l’âge de 94 ans, la famille a voulu lui rendre hommage en créant le site Internet raymondmichaud.ca. On y trouve les messages de ses enfants. « Il est de ces gens qui laissent des traces, au-delà du temps, au-delà du vent qui passe », écrit Monique. « Jamais je ne pourrai herser ce que tu as labouré », énonce Marcel. Par le biais des témoignages lus lors des obsèques de Raymond et de son épouse Éveline Dumont, mais aussi de photos, de vidéos et d’extraits d’émissions, on retrace les moments mémorables de leur vie.

https://soleno.com/