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Nathalie Bérubé et Anthony Dionne (ici avec la petite Esmée) sont copropriétaires de la Ferme Carena. Photos : Gracieuseté de la famille Bérubé

Nathalie Bérubé et Anthony Dionne (ici avec la petite Esmée) sont copropriétaires de la Ferme Carena. Photos : Gracieuseté de la famille Bérubé

Cinq générations sur la terre des Bérubé

MONT-CARMEL – Anthony Dionne forme la cinquième génération sur la terre des Bérubé à Mont-Carmel dans la MRC de Kamouraska au Bas-Saint-Laurent. Avec sa mère, Nathalie Bérubé, copropriétaire de la ferme avec lui, l’homme de 26 ans se spécialise, comme son grand-père l’avait fait avant lui, dans la production de viande d’élevage au pâturage.

Anthony est toujours disponible pour aider son grand-père Réal, âgé de 82 ans, à l’érablière… un service que celui-ci lui rend en retour à la ferme.

Anthony est toujours disponible pour aider son grand-père Réal, âgé de 82 ans, à l’érablière… un service que celui-ci lui rend en retour à la ferme.

C’est l’arrière-grand-père de Nathalie, Jean-Baptiste Bérubé, qui a acquis le premier lopin de terre encore en culture aujourd’hui. « Quand mon grand-père a acheté la terre où on est situé aujourd’hui, c’était surtout pour pratiquer une agriculture de subsistance », raconte Nathalie. Joseph-Paul faisait boucherie à la ferme et effectuait la tournée de ses clients pour vendre la viande. En 1965, il a vendu à son fils Réal, qui a converti la ferme en production laitière avant de revenir, quelques années plus tard, au bœuf de boucherie.

Nathalie Bérubé devient propriétaire en 1991 et décide à son tour de reconvertir l’entreprise à la production laitière avant de vendre le troupeau en 2004 pour revenir à nouveau à une production vache-veau. « Quand j’ai commencé à faire de la vente au détail en 2008, j’étais pas mal la seule à faire ça », raconte la copropriétaire.

Nouvelle race

« Les dernières années de sécheresse nous ont forcés, à cause du manque de foin, à diminuer le troupeau qui compte présentement 65 têtes, dont 35 vaches en production », souligne Anthony. L’objectif est de le ramener à une quarantaine de vaches en production cette année. Le jeune agriculteur projette aussi d’intégrer la race Wagyu à son troupeau croisé Hereford-Angus noire à cause de la tendreté de la viande. Les produits sont vendus au détail et dans de petites épiceries de proximité. Avec l’ajout de la Wagyu, Anthony souhaite percer le marché de la restauration. Un autre des projets du jeune agriculteur est de construire des enclos d’hivernage, ce qui permettrait à son troupeau de ­rester à l’extérieur à l’année.

Après être devenue grand-mère, Nathalie a eu le goût d’ouvrir une garderie. « En fait, depuis cinq ans, c’est pas mal Anthony qui a pris les rênes de l’entreprise », dit celle qui compte même se départir de ses parts cette année. Outre son aîné, Nathalie est la mère de deux garçons, Zachary et Justin, et d’une fille, Frédérique. Les deux premiers étudient respectivement en administration et en techniques policières alors que sa fille, nouvelle maman, travaille en communication. Anthony et sa conjointe Rosalie Vocelle-Audet ont une fille d’un an et demi prénommée Esmée. Petite ­anecdote : Frédérique et Rosalie ont accouché à quelques heures d’intervalle seulement… 

Une affaire de séduction

En 2014, dans le cadre de l’émission La petite séduction animée par Dany Turcotte, la Ferme Carena accueillait la comédienne Marie-Thérèse Fortin le temps de nourrir les chats et de faire une bataille dans le foin. Nathalie Bérubé avait quasiment volé la vedette avec son fameux chant d’appel pour les vaches, que, que, que, que, que, viens-t’en viens, viens-t’en viens, dont on lui parle encore aujourd’hui. « Quand tu vois le résultat à l’écran, tu oublies les trois semaines de préparation et les trois jours de tournage que cette visite a nécessités », raconte l’agricultrice avec nostalgie. 

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