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Le clan Leblanc-Prince réuni : Marguerite et André à gauche, Caroline et son conjoint Charles Richard, Aline (son conjoint François Auger est absent de la photo), Fanny et son conjoint Dave Turcot à droite, puis les enfants Marion, Laurence, Caleb, Gabrielle, Zoé et Antoine au centre. Photos : Pierre Saint-Yves

Le clan Leblanc-Prince réuni : Marguerite et André à gauche, Caroline et son conjoint Charles Richard, Aline (son conjoint François Auger est absent de la photo), Fanny et son conjoint Dave Turcot à droite, puis les enfants Marion, Laurence, Caleb, Gabrielle, Zoé et Antoine au centre. Photos : Pierre Saint-Yves

Cinq générations à baigner dans le sirop

SAINT-WENCESLAS — Les érables ne connaissent pas la quarantaine et continuent de couler. La production de sirop va donc se poursuivre, comme c’est le cas depuis plus de 100 ans à l’Érablière Prince, sur le Rang 9, à Saint-Wenceslas.

« Cette saison-ci s’annonçait pour être notre meilleure saison depuis que j’ai acheté l’entreprise », se désole Fanny Prince. C’était en 2013. Ses parents André Prince et Marguerite Leblanc cherchaient à passer le flambeau à quelqu’un d’autre.

Les propriétaires avaient continué à exploiter l’érablière familiale, même après avoir vendu la ferme laitière au début des années 2000. Ils ont finalement passé la main à leur fille Fanny qui a été rejointe par ses deux sœurs trois ans plus tard. « J’ai grandi dans l’environnement de la cabane à sucre, raconte Fanny. Je ne pouvais pas abandonner ce patrimoine familial. » « C’est maintenant la cinquième génération, se réjouit sa mère Marguerite. On est heureux que ça reste dans la famille. »

L’exploitation de la salle à manger occupe Fanny et Caroline à plein temps alors qu’Aline, qui a un autre emploi, est chargée de la gestion des produits de l’érable durant la saison des sucres. Les opérations de production reviennent principalement à Dave Turcot, le conjoint de Fanny, et à l’oncle Reynald Prince. Marguerite Leblanc se retrouve en cuisine une grande partie de l’année pendant que son conjoint se charge de certains travaux d’entretien, des soins aux animaux et des balades en traîneau.

« L’élevage a toujours été une passion », précise André Prince qui, en plus de la production laitière, a aussi été éleveur de bœufs et de cerfs rouges.

Les trois sœurs propriétaires de l’Érablière Prince, Caroline, Aline et Fanny travaillent ensemble pour préserver et développer le patrimoine familial.

Les trois sœurs propriétaires de l’Érablière Prince, Caroline, Aline et Fanny travaillent ensemble pour préserver et développer le patrimoine familial.

Une perpétuelle évolution

La famille Prince exploite l’érablière depuis presque 110 ans, mais c’est en 1979 que les activités commerciales, avec salle à manger et vente de produits de l’érable, ont été lancées. « Les choses ont bien changé depuis nos débuts, raconte Mme Leblanc. La première année en 1979, on doit avoir servi environ
1 000 repas. »

Pour maintenir et même améliorer le rendement de l’exploitation, les propriétaires ont investi il y a deux ans dans le remplacement de l’équipement de production et devraient bientôt s’attaquer à celui de la tubulure.

Des activités à l’année

Au fil des ans, les Prince ont su bonifier l’offre d’activités avec l’installation de panneaux d’interprétation dans les sentiers aménagés en forêt, la construction d’une petite ferme et du musée de l’Habitant, l’installation d’un enclos de cerfs rouges et d’un terrain de jeu pour les enfants et, bien sûr, les balades en traîneau.

Le pire coup dur

COVID-19 oblige, la salle à manger de l’Érablière Prince restera vide au cours des prochaines semaines. Cette saison sera à marquer d’un trait rouge. De l’aveu des propriétaires, c’est le pire coup dur que traverse de l’exploitation. Quatre décennies après l’ouverture de la salle à manger, en 1979, l’érablière avait l’habitude d’attirer plus de 10 000 personnes durant la saison des sucres dans deux salles pouvant recevoir environ 140 convives. L’érablière produit un maximum de 50 barils de sirop par année dont la moitié est écoulée sur place. Pour faire face à cette épreuve, les propriétaires ont mis en place un service de « cabane à domicile » qui livre et offre des repas typiques pour emporter. « Notre chambre froide est pleine de nourriture, alors ça permettra peut-être de l’écouler un peu », explique Fanny Prince.

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