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Sébastien Labrie, Julie Plouffe, Simon Labrie, Bernard Labrie, Jacob Labrie, Marielle Paradis et Jean Labrie. Absente : Catherine Labrie. Photos : Maurice Gagnon

Sébastien Labrie, Julie Plouffe, Simon Labrie, Bernard Labrie, Jacob Labrie, Marielle Paradis et Jean Labrie. Absente : Catherine Labrie. Photos : Maurice Gagnon

Bernard Labrie et Julie Plouffe misent sur la qualité de vie

KAMOURASKA — Pour la famille Labrie, de Kamouraska, il est important de se donner une bonne qualité de vie sans nuire à la productivité de l’entreprise laitière. Malgré toute la besogne que requiert au jour le jour le travail à la ferme, Bernard et Julie parviennent à se réserver une fin de semaine de congé sur deux, le temps de décrocher un peu. Aussi, ils se sont toujours fait un devoir d’être présents auprès de leurs enfants.

Bernard Labrie et Julie Plouffe représentent la 8e génération de Labrie à vivre sur la terre ancestrale de Kamouraska. « Je ne suis pas très bon en généalogie », lance candidement Bernard quand on lui demande qui a été le premier à en cultiver le sol, mais chose certaine, ses ancêtres ont vu défiler au fil des ans bien des changements dans les pratiques agricoles.

La modernisation de la ferme est d’ailleurs l’un des éléments qui permettent à la famille de se donner du bon temps. En outre, la collaboration des garçons, Sébastien, 20 ans, et Jacob, 17 ans, contribue au bon fonctionnement des activités. Jean, le père de Bernard, vient aussi donner un précieux coup de main au besoin. De plus, les Labrie n’hésitent pas à confier certaines tâches à des employés à temps partiel.

Jean Labrie montre le système permettant d’alimenter le troupeau de façon automatisée.

Jean Labrie montre le système permettant d’alimenter le troupeau de façon automatisée.

À 45 et 46 ans, Bernard et Julie ne songent pas tout de suite à leur retraite, mais l’avenir s’annonce prometteur pour ce qui est de la relève familiale. Diplômé de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de La Pocatière en gestion et technologies d’entreprise agricole, Sébastien travaille à temps plein à la ferme avec ses parents. Jacob étudie au Pavillon-de-l’Avenir, de Rivière-du-Loup, en mécanique d’engins de chantier et compte bien se spécialiser en machinerie agricole.

Simon, 15 ans, est à l’école secondaire. Catherine, 22 ans, a, pour sa part, choisi une autre voie que l’agriculture.

Toujours en progression

Quand Bernard et Julie ont fait l’acquisition de la ferme en 1995, elle comptait 36 kg de quotas et 80 ha de terre. Au fil des ans, le troupeau a grossi, passant de 70 à 300 têtes Holstein pur sang, dont 150 en lactation, avec aujourd’hui 180 kg de quotas et 300 ha de terre.

Parmi les valeurs autres que la conciliation travail-famille qui animent le couple, on retrouve l’agriculture durable et le bien-être animal. Cette préoccupation s’est traduite en 2000 par l’implantation de la stabulation libre pour les animaux de remplacement. En 2007, cette pratique a été adoptée pour toutes les bêtes en plus de la traite robotisée. Enfin, le couple juge important de s’impliquer dans son milieu. Bernard est administrateur pour le Syndicat de l’UPA de Kamouraska et membre du comité consultatif agricole de la MRC de Kamouraska. Julie est bénévole à la bibliothèque municipale. 

Sur le podium

Le 8 novembre, la Ferme Jean Labrie, de Kamouraska, a remporté la 2e place pour la médaille d’argent de l’Ordre national du mérite agricole. Le prix lui a été remis lors d’une cérémonie à l’Assemblée nationale du Québec par le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne. L’entreprise avait été couronnée 1re le 18 octobre lors du gala régional. Cinq ans auparavant, la Ferme Jean Labrie avait obtenu la 2e place régionale et la 3e place nationale. Bernard et Julie seront-ils sur les rangs pour la médaille d’or dans cinq ans? « Trop tôt pour le dire », concluent les propriétaires.

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