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En conférence de presse, ce matin à Sherbrooke, le président de l’UPA, Marcel Groleau, a demandé à Québec de suspendre sa consultation au sujet des programmes de sécurité du revenu (ASRA et Agri). Il est accompagné du président de la Fédération de l’UPA-Estrie, François Bourassa. Crédit Photo : Pierre-Yvon Bégin/TCN

En conférence de presse, ce matin à Sherbrooke, le président de l’UPA, Marcel Groleau, a demandé à Québec de suspendre sa consultation au sujet des programmes de sécurité du revenu (ASRA et Agri). Il est accompagné du président de la Fédération de l’UPA-Estrie, François Bourassa. Crédit Photo : Pierre-Yvon Bégin/TCN

L’UPA presse Québec de suspendre sa consultation

SHERBROOKE — Québec doit suspendre sa consultation au sujet des programmes de sécurité du revenu. C’est la demande exprimée ce matin en conférence de presse à Sherbrooke par le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau. Celui-ci invite le ministère de l’Agriculture à surseoir à son intention d’obliger certaines productions à choisir entre l’assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) et les Agri d’ici le 27 mai.

« C’est peu coûteux ce qu’on propose », plaide le président de l’UPA, notant que sa suggestion peut se financer à même les budgets actuels de la Financière agricole. Il estime que les programmes Agri, soit l’autogestion des risques, vont transférer ce fardeau vers les entreprises agricoles.

La proposition de l’UPA, explique-t-il, aurait l’avantage de constituer un levier pour favoriser les investissements à la ferme tout en procurant un filet de sécurité lorsque les prix s’écroulent sur les marchés.

Mais voilà, lettres à l’appui, il révèle que la Financière agricole et le ministre de l’Agriculture se renvoient la balle au sujet d’une éventuelle modification à la sécurité du revenu.

« On me dit, a-t-il rapporté, que ni l’un ni l’autre ne peut discuter de ça avec l’UPA, parce que cela appartient à l’un ou à l’autre de le faire. Je ne comprends pas. »

Le président de la Fédération de l’UPA-Estrie, François Bourassa, dit partager cette vision. Il fait notamment valoir que les conditions prévalant en Estrie sont fort différentes de celles de la Montérégie. Il précise que les céréales, maïs et soya, sont majoritairement consommées à la ferme en Estrie. Les ventes nettes admissibles (VNA) ne peuvent donc être comptabilisées dans les programmes Agri d’autogestion des risques.

« C’est très pénalisant pour une région comme l’Estrie », soutient-il.

Relations

Par ailleurs, Marcel Groleau soutient que « les portes sont ouvertes » et que l’UPA continue de travailler avec le gouvernement. À ses yeux, les dernières interventions de Québec en agriculture, les rapports Gagné en acériculture et Pronovost pour la relève, ont créé beaucoup d’incertitude.

« On ne demande pas la démission du ministre Paradis, mais des résultats », a déclaré Marcel Groleau à la Terre.

François Bourassa parle pour sa part d’une façon de travailler « peu orthodoxe » de Pierre Paradis, également ministre responsable de l’Estrie. Les critiques à son endroit, dit-il, ne proviennent pas seulement du milieu agricole.

« Pour moi, a-t-il affirmé, ce sont les résultats qui comptent et là, on trouve qu’ils sont peu présents. »