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Les viticulteurs canadiens seront aidés à l’automne

À la veille de l’entrée en vigueur de la taxe d’accise sur le vin au Canada, la ministre fédérale de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, a annoncé, le 29 juin, que les viticulteurs bénéficieront dès l’automne d’un programme d’aide financière doté d’une enveloppe de 166 M$ sur deux ans. 

Le Canada a choisi de recommencer à percevoir une taxe d’accise sur les vins produits sur son territoire après que l’Australie eut plaidé devant ­l’Organisation mondiale du commerce que l’exemption accordée aux viticulteurs canadiens depuis 16 ans leur donnait un avantage concurrentiel face aux vins d’importation. Dans le dernier budget, Ottawa a estimé que cette taxe coûterait 135 M$ sur deux ans aux viticulteurs. En entrevue avec La Terre quelques heures avant l’annonce, le président du Conseil des vins du Québec (CVQ), Louis Denault, estimait que la taxe amputerait les viticulteurs québécois de 0,52 $ par bouteille, pour un montant de près de 1,5 M$ dès la première année. Par la suite, la taxe sera indexée aux prix du marché.

La ministre Bibeau soutient que ce programme d’aide s’inscrit dans une vision plus large que le dédommagement des producteurs pour la taxe d’accise. « Il s’agit ici d’un programme de transition parce que nos producteurs de vins doivent faire face à des défis liés au commerce international, mais aussi de main-d’œuvre et d’approvisionnement », a-­t-elle déclaré.   

L’admissibilité au programme sera évaluée en fonction de l’utilisation de fruits frais et le versement sera calculé en fonction de la production de vin de l’année précédente jusqu’à hauteur de 25 M$ par année.  Les inscriptions à la première année du programme ­s’effectueront entre le 4 juillet et le 12 août et les montants seront versés à l’automne.


Les cidres et hydromels exemptés

Les producteurs de cidres et d’hydromels seront exemptés de la taxe ­d’accise imposée en raison des faibles volumes produits au Canada et importés. Le député bloquiste Yves Perron se réjouit que les pressions exercées par son parti aient porté fruit, puisque la taxe d’accise visait initialement aussi les mélanges faits à partir de miel et de pommes.