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Le système à démontage rapide de pied de soc du Karat 9, de Lemken, garantit un remplacement simple et rapide des socs, sans aucun outillage, lors de l’adaptation du cultivateur aux diverses exigences du travail superficiel ou du mélange en profondeur. Photo : Gracieuseté de Lemken

Le système à démontage rapide de pied de soc du Karat 9, de Lemken, garantit un remplacement simple et rapide des socs, sans aucun outillage, lors de l’adaptation du cultivateur aux diverses exigences du travail superficiel ou du mélange en profondeur. Photo : Gracieuseté de Lemken

Le parcours de formation du PAD commence en septembre

Annoncé à l’automne 2020 par le ministre de l’Agriculture André Lamontagne, le Plan d’agriculture durable (PAD) 2020-2030 réserve une place importante à la formation.

Nicolas Gamache

Nicolas Gamache

Un budget de 25 M$ a d’ailleurs été consacré au transfert, à la formation et à l’accompagnement. Ainsi, des cours adaptés aux objectifs du PAD vont figurer, dès septembre, sur le parcours structuré de formation continue en agroenvironnement.

La coordination de la formation continue a été confiée à l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITAQ). Toutefois, comme le précise Nicolas Gamache, conseiller au PAD, l’ITAQ n’est pas la seule maison d’enseignement à dispenser les cours. La première étape, dit-il, a été de colliger tout ce qui se faisait comme formation agricole à travers les différentes maisons d’enseignement au Québec et de cibler ensuite celles dont l’offre répond aux objectifs du PAD.

Couvrir les objectifs

Selon M. Gamache, l’offre de formation couvrira les cinq objectifs du PAD et les deux objectifs implicites. Les cinq objectifs du plan sont de réduire l’usage des pesticides et leurs risques pour la santé et l’environnement, d’améliorer la santé et la conservation des sols, d’améliorer la gestion des matières fertilisantes, d’optimiser la gestion de l’eau et d’améliorer la biodiversité. À cela s’ajoutent deux objectifs implicites, soit le volet agriculture numérique et les aspects agroéconomiques.

Pour y parvenir, il est important, selon Nicolas Gamache, de mobiliser le plus de partenaires possible afin de créer une synergie autour du PAD. « Ce que l’on souhaite, dit-il, c’est d’améliorer les pratiques en agroenvironnement. »

L’objectif, ajoute Nicolas Gamache, serait de commencer le parcours avec une formation dans chacun des sept volets mentionnés ci-haut. Pour le moment, les formations offertes par l’ITAQ ou les autres maisons d’enseignement partenaires sont : Connaître les sols et comprendre leurs dynamiques; La préparation et l’entretien des sols en santé (à distance); Analyser et évaluer la santé globale des sols (à distance); Optimiser l’équilibrage du tracteur pour diminuer la compaction (à distance); Amélioration des sols pour une agriculture durable; Entretien d’un brise-vent et Bandes riveraines et aménagements pour la biodiversité : implantation et entretien/pour les producteurs agricoles.

Cibler les indicateurs

« Pour chacune des formations, il y a des indicateurs à rencontrer, tels que réduire de 500 000 kg les pesticides de synthèse vendus, et nous souhaitons que les formations ciblent spécifiquement les indicateurs », ajoute M. Gamache. Les formations seront aussi développées en lien avec les secteurs de production et les particularités régionales, comme le propose le PAD.

« D’ici janvier, nous allons aussi mettre en place une plate-forme numérique sur laquelle va se retrouver l’ensemble des formations offertes dans le cadre du PAD par l’ensemble des maisons d’enseignement à travers le Québec », poursuit Nicolas Gamache. Ce vaste répertoire permettra aux productrices et aux producteurs de choisir la formation et la maison d’enseignement qui leur convient.

Pour toutes questions concernant le volet formation du PAD, on peut écrire à l’adresse courriel PAD@itaq.ca ou téléphoner au 1 800 383-6272.