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Le Conseil québécois des races laitières estime que ses cinq associations membres devront mettre des employés à pied « très bientôt » si rien ne bouge. Crédit : Archives/TCN

Le Conseil québécois des races laitières estime que ses cinq associations membres devront mettre des employés à pied « très bientôt » si rien ne bouge. Crédit : Archives/TCN

Le MAPAQ néglige les associations agricoles

L’ancien programme casino, qui soutenait au fil des ans plus de 70 associations du secteur agricole, a pris fin le 31 mars dernier et n’est toujours pas renouvelé.

« Les programmes d’appui sont en révision », a expliqué à la Terre Alexandre Noël, porte-parole du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). L’ancien programme d’appui financier aux regroupements et aux associations de producteurs désignés (PAFRAPD ou programme casino) est « terminé » depuis le 31 mars. On ne sait toujours rien des modalités du nouveau programme et on ne sait pas non plus quand il sera mis en place.

Selon certaines sources, il serait remplacé par le Programme de soutien aux stratégies sectorielles de développement 2 (PSSSD2). Aucun échéancier n’est toutefois prévu et certaines associations doivent donc licencier des employés ou sont carrément en danger. Mentionnons que le PAFRAPD soutenait aussi les expositions agricoles à hauteur de 2 M$ sur un budget global d’environ 6 M$. Les responsables des expositions ont toutefois été informés du renouvellement du montant de leurs crédits alloués, pas ceux des associations.

Le MAPAQ a transmis à la Terre la liste des groupes qui ont reçu un versement du PAFRAPD en 2014-2015; celle-ci comporte 23 associations. Comme il y en avait plus de 70 auparavant, on peut présumer que certains groupes n’ont rien reçu depuis l’année financière précédente, soit 2013-2014. Les compressions budgétaires de 14,5 % dans le budget du MAPAQ de l’année en cours ne sont probablement pas étrangères à cette révision de l’appui aux associations. Il s’agissait en effet du ministère proportionnellement le plus affecté par les coupes.

Sur le terrain, les conséquences se font sentir de plusieurs façons. Certaines associations doivent mettre de côté des projets importants de promotion ou de recherche et la survie d’autres associations est carrément en jeu. Le Conseil québécois de l’horticulture est l’une des premières victimes. « Ça met en péril la survie de certaines associations », affirme Jean-Claude Côté, président du Conseil québécois des races laitières dont les associations membres (Holstein, Ayrshire, Canadienne, Jersey, Suisse brune) comptent une trentaine d’employés. L’Association de la vache Canadienne, par exemple, existe depuis près de 120 ans.

Plus de détails dans la prochaine édition de La Terre de chez nous.