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Le propriétaire Nicolas Carignan salue presque chacun de ses clients par son prénom. Photos : Émélie Rivard-Boudreau

Le propriétaire Nicolas Carignan salue presque chacun de ses clients par son prénom. Photos : Émélie Rivard-Boudreau

Tellement plus qu’un simple dépanneur

SAINT-FÉLIX-DE-DALQUIER — La grande bâtisse jaune qui abrite l’Épicerie Carignan au cœur du village de Saint-Félix-de-Dalquier en Abitibi est un incontournable lieu de rencontre et le joyau d’une famille depuis 90 ans. Les gens du village l’appellent « notre épicerie ». 

« Je connais cet endroit depuis que je suis au monde, raconte André Nadeau, qui y effectue des achats depuis plus de 40 ans. On est contents qu’il y ait un établissement comme ça. Ça nous évite d’aller à Amos, c’est à proximité. »

Par une fin d’après-midi ensoleillée de juin, le commerce se remplit. Une dizaine de personnes font la file à la caisse et la porte continue de sonner. « On veut un endroit chaleureux, lance le propriétaire Nicolas Carignan. Mon but, c’est que tu puisses rester le temps que tu veux dans mon magasin. On se pilera sur les pieds tantôt, mais ce n’est grave! »

Pendant que son fils joue avec son ballon de soccer dans l’épicerie et que son père peint un présentoir à fleurs, le commerçant aide la caissière à emballer les achats pendant l’affluence de fin de journée. Juste avant, il a aidé une cuisinière à préparer les pizzas maison qui font la renommée de l’endroit. Après avoir tenu une entreprise de vêtements de sport à Amos, Nicolas Carignan est revenu travailler dans l’épicerie familiale en 2000 et l’a rachetée 16 ans plus tard.

Survivre comme épicerie de quartier

« Quand je suis revenu dans l’entreprise, je voyais qu’on ne pouvait pas survivre en vendant seulement des chips, de la liqueur et de l’essence. Moi, je voulais qu’on reste une épicerie de quartier et j’ai vu aussi que les produits congelés étaient les aliments de -l’avenir », raconte-t-il.

Le succès de ses plats préparés est tel que le commerce du village ne suffit plus pour les cuisiner. En 2017, une usine de transformation satellite a été construite à Amos pour fournir l’épicerie de Saint-Félix et une soixantaine de points de vente.

Le magasin est également un lieu de prédilection pour les produits régionaux et biologiques. Aux côtés des fromages commerciaux, quatre produits de l’Abitibi–Témiscamingue sont offerts sur les tablettes. « Comme nous sommes dans le même village que l’Épicerie Carignan, c’était un incontournable pour nous, souligne la productrice laitière Évelyne Rancourt, qui exploite aussi l’entreprise de transformation Borélait. C’est un épicier qui aime mettre en valeur les produits d’ici et nous avons eu beaucoup de soutien et de conseils de sa part depuis le début du projet ».