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Geneviève Pettersen, fière de sa capture. Crédit photo : Courtoisie de Geneviève Pettersen

Geneviève Pettersen, fière de sa capture. Crédit photo : Courtoisie de Geneviève Pettersen

Le retour aux sources de madame Chose

SAGUENAY — Rassurez-vous, vous ne risquez pas d’offenser Geneviève Pettersen, si, ayant oublié son nom, vous l’appelez Madame Chose, puisque l’auteure saguenéenne s’est fait connaître du public en signant de ce pseudonyme son célèbre blogue.

Née à Wendake, Geneviève Pettersen a passé toute son enfance au Saguenay avant de déménager à Montréal, à 17 ans, pour étudier en sociologie des religions et en littérature. 

Geneviève Pettersen est écrivaine, scénariste, chroniqueuse et animatrice. Crédit photo : Camille Tellier

Geneviève Pettersen est écrivaine, scénariste, chroniqueuse et animatrice. Crédit photo : Camille Tellier

« Mes parents aimaient acheter des maisons pour les rénover avant de les revendre. J’ai donc eu la chance d’habiter à Jonquière, Chicoutimi, Saint-Honoré et Falardeau », raconte la nouvelle animatrice de la chaîne QUB radio. 

Pour elle, l’accès au territoire quand on vit en région est une grande richesse. « La culture saguenéenne est une culture en soi et j’y suis très attachée », dit-elle. C’est d’ailleurs dans la langue saguenéenne qu’elle a écrit son roman La déesse des mouches à feu (Quartanier, 2014), dont l’intrigue se situe à Chicoutimi.

« J’avais le goût de parler des régions autrement. On dépeint toujours un peu le côté rural ou carte postale alors qu’il se fait des choses très modernes », ajoute la romancière.

De plus, Geneviève Pettersen vient de lancer en compagnie de l’illustrateur François Vigneault le tome 1 de la bande dessinée 13e Avenue. Le livre raconte le départ du Saguenay d’un garçon, Alexis, pour Montréal. « Je suis en train de couper le cordon, si on veut », dit-elle.

Grandiose

Romancière, scénariste, chroniqueuse, animatrice, Geneviève Pettersen admet qu’elle n’aurait pas pu avoir la carrière qu’on lui connaît sans déménager dans la grande ville. Internet, dit-elle, a permis au Saguenay de s’ouvrir sur le monde, ce qui donne désormais la possibilité à plusieurs artistes d’y mener leur carrière. À son époque, cette ouverture n’existait pas. « J’avais l’impression que mon destin allait être scellé si je restais là. La région m’étouffait, m’empêchait d’être qui j’étais », dit-elle.

Étonnamment, c’est en arrivant à Montréal que Geneviève Pettersen a réalisé la beauté de son coin de pays. « J’ai compris tout ce que cette région avait à offrir de beau, tout ce que le territoire avait de grandiose. Le Saguenay n’a jamais été aussi présent dans mon esprit que depuis que je l’ai quitté », dit-elle.

Chaque visite au Saguenay permet à l’artiste de se ressourcer. Ce besoin est encore plus grand durant les vacances d’été quand l’eau du lac lui manque. « Je veux que mes enfants connaissent leurs racines, qu’ils aient la double citoyenneté », conclut madame Chose en riant.