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La journaliste Rachel Brillant trouve son bonheur à sa maison de campagne située derrière le rang où elle est née, à Saint-Fabien, près de Rimouski. Photo : Gracieuseté de Rachel Brillant

La journaliste Rachel Brillant trouve son bonheur à sa maison de campagne située derrière le rang où elle est née, à Saint-Fabien, près de Rimouski. Photo : Gracieuseté de Rachel Brillant

Rachel Brillant, une fille de la terre

SAINT-FABIEN —  La journaliste Rachel Brillant, de l’émission La semaine verte à Radio-Canada, a acheté une terre de neuf hectares il y a 15 ans dans le Bas-Saint-Laurent. « La campagne, c’est important pour moi. Le rapport avec le temps est complètement différent. Ici, tu n’es pas dans l’agitation, tu es dans l’authentique », résume celle qui part périodiquement de Québec pour retrouver ses racines dans la maison de campagne qu’elle s’est fait construire juste derrière le rang où elle est née, à Saint-Fabien, près de Rimouski.

« Je suis une enfant du pays! Je ne me tanne pas de venir ici. Nous avons la chance d’avoir une agriculture très diversifiée avec des champs verts, dorés et parfois jaunes lorsque le canola est en fleurs. Il y a encore beaucoup d’animaux dans les pâturages. Et l’automne, nos érablières deviennent rouges et orange. Visuellement, c’est magnifique et jamais pareil », s’émerveille Mme Brillant.

Les paysages variés et colorés de Saint-Fabien continuent de charmer la journaliste. Photo : Destination Bic/Saint-Fabien

Les paysages variés et colorés de Saint-Fabien continuent de charmer la journaliste. Photo : Destination Bic/Saint-Fabien

Fille de producteurs laitiers

La journaliste en poste à Radio-Canada depuis 24 ans vient d’une famille de producteurs de lait. Elle ne manque pas d’ailleurs de visiter ses cousins qui ont racheté la ferme familiale. Elle passe aussi du temps à arpenter sa propriété, dont elle connaît chaque recoin. « J’ai des rosiers sauvages et, un peu plus loin, un pommier sauvage; sûrement un cœur de pomme lancé par le gars qui faisait les foins il y a 75 ans! » dit-elle en riant.

En plein été, Mme Brillant se fait un devoir de cueillir des petits fruits qu’elle transforme en délicieuses confitures. Attention! Personne n’a le droit d’ouvrir un pot avant la première neige, avertit-elle. « Ça goûte l’été ces confitures-là! Une odeur qui nous ramène à nos souvenirs d’enfance », explique-t-elle.

Une autre tradition de grande valeur aux yeux de Rachel Brillant et de son conjoint demeure sans contredit les repas avec famille et amis à leur maison de campagne. « C’est un endroit de rassemblement. On dirait que tout est plus vrai ici », mentionne-t-elle.

Et que dire du temps des Fêtes où les paysages vallonneux de Saint-Fabien se recouvrent de neige? « C’est l’endroit qui s’impose. On passe Noël ici et les enfants viennent. C’est un point d’ancrage pour notre famille. »

Ruralité vivante

Rachel Brillant prend le temps d’aller marcher sur la rive du fleuve pour contempler les couchers de soleil. Elle se dit fière de son coin de pays qui n’a pas été dénaturé, souligne-t-elle. Elle salue de surcroît la ruralité « très vivante » de son secteur. « Plusieurs jeunes familles sont venues s’installer ici, et ça me plaît. Les villages ont besoin de ces nouveaux arrivants », mentionne-t-elle.