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La chroniqueuse gourmande Katerine-Lune Rollet pose devant sa maison « coup de cœur » et son jardin potager en permaculture. Crédit photo : Josianne Desjardins/TCN

La chroniqueuse gourmande Katerine-Lune Rollet pose devant sa maison « coup de cœur » et son jardin potager en permaculture. Crédit photo : Josianne Desjardins/TCN

Les projets fertiles d’une chroniqueuse gourmande

SUTTON — C’est à Sutton que l’animatrice et chroniqueuse gourmande Katerine-Lune Rollet a trouvé son paradis, il y a maintenant trois ans. Un grand terrain lui permet d’élever des poules et d’entretenir un jardin potager en permaculture. Bientôt, elle implantera un verger, alors que d’autres projets culinaires mijotent sur le feu.

Une maison ancestrale avec trois chambres à coucher et un terrain d’au moins 20 acres figuraient sur la liste de souhaits épinglée sur le frigo de la Montréalaise d’origine et de son conjoint. Dès la première visite de la résidence en pierre juchée sur une colline, Katerine-Lune, alors enceinte d’un mois, a su que ses vœux seraient exaucés.

Elle croit d’ailleurs que sa grossesse a grandement contribué à ce coup de cœur pour la campagne. « C’est arrivé au bon moment! Si je n’avais pas eu d’enfant, est-ce que j’aurais aimé ça autant? » se questionne l’animatrice, satisfaite de pouvoir laisser son petit garçon jouer dehors comme bon lui semble.

Si elle garde un profond attachement pour la métropole, elle souhaitait avoir un mode de vie davantage en symbiose avec la nature.

Comme l’oncle Richard

Katerine-Lune possède aussi une grande forêt sur son terrain, où son conjoint s’amuse à faire pousser trois variétés de champignons : des chanterelles, des pleurotes et des shiitakes. Crédit photo : Josianne Desjardins/TCN

Katerine-Lune possède aussi une grande forêt sur son terrain, où son conjoint s’amuse à faire pousser trois variétés de champignons : des chanterelles, des pleurotes et des shiitakes. Crédit photo : Josianne Desjardins/TCN

Son oncle Richard a d’ailleurs été l’une de ses sources d’inspiration. « Il est très grano. Il fait ses probiotiques naturels et de la fermentation, raconte-t-elle. J’ai toujours trouvé que ça avait du bon sens. Pourquoi acheter tout emballé à l’épicerie alors qu’on peut le faire soi-même? »

La liste de ce que Katerine-Lune se plaît à cuisiner est longue : kombucha, yogourt, crème glacée, sorbet de cassis, pain, tartes, quiches et sauce tomate maison. L’autosuffisance est un concept auquel elle aspire, même si elle ne s’imagine pas devenir agricultrice à temps plein. Mais le simple fait d’avoir un poulailler lui permet déjà d’utiliser son compost et d’offrir des œufs à ses amis.

Expérimentations

Une drôle de butte trône sur le terrain de Katerine-Lune. Il s’agit d’une culture biologique autofertile appelée Hugelkultur. « Ce n’est pas particulièrement beau », avoue-t-elle sur un ton léger. Mais cette technique de jardinage lui permet de faire pousser des herbes et des fleurs sans jamais devoir arroser. La décomposition lente des matières devrait libérer de l’engrais naturel sur plusieurs années.

Rien ne se perd chez Katerine-Lune, car elle congèle tous les légumes de son potager pour s’assurer des provisions à l’année. Même les œufs peuvent être congelés crus et décoquillés jusqu’à quatre mois, souligne la chroniqueuse qui collabore au magazine Ricardo. Justement, tout cela l’amène à envisager l’achat d’une génératrice pour ne pas perdre toutes ses réserves. De plus, un caveau à légumes pourrait bientôt être aménagé chez elle.

L’animatrice gourmande a la chance d’avoir son propre local d’expérimentation, une deuxième cuisine indépendante de la maison, où se trouve une machine à crème glacée antique importée d’Italie qu’elle devrait pouvoir bientôt actionner. Elle souhaite que ce lieu puisse servir de plateau de tournage pour des projets télévisuels. À suivre donc!

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