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« Sans être prisonnier du passé, il y a une fierté à transmettre son savoir », affirme Vincent Graton, désireux de léguer un héritage culturel à ses enfants. Crédit photo : Pierre-Yvon Bégin

« Sans être prisonnier du passé, il y a une fierté à transmettre son savoir », affirme Vincent Graton, désireux de léguer un héritage culturel à ses enfants. Crédit photo : Pierre-Yvon Bégin

Le lien d’affection de Vincent Graton avec les gens de la terre

CANTONS-DE-L’EST — Vincent Graton a passé plusieurs étés de son enfance à La Malbaie sur les hauteurs de Charlevoix.

Aux petites lueurs du jour, il aimait « faire le train » avec M. Tremblay, propriétaire de l’Auberge des Peupliers. Il revoit l’agriculteur et aubergiste contempler le Saint-Laurent avec admiration en lui disant : « C’est à toi. »

« C’est avec lui que j’ai appris à aimer mon pays », admet volontiers le comédien, aujourd’hui animateur de l’émission Le goût du pays, à Unis TV.

Il a aussi séjourné à L’Isle-aux-Coudres, dont les splendeurs ont été révélées au monde par le réalisateur Pierre Perrault. Vincent Graton affirme d’ailleurs qu’il préférait cent fois les films de ce cinéaste, qu’il visionnait avec son père, plutôt que les dessins animés de la télé.

Né sur l’île de Montréal, Vincent Graton a également eu la chance de compter sur des grands-parents, agriculteurs avant leur mariage, dans le secteur de Côte-Vertu. En leur compagnie, il se souvient des interminables balades en voiture qui le conduisaient d’une ferme à l’autre pour saluer les connaissances. L’achat de tomates, de cantaloups, de concombres et d’autres légumes revêtait alors une double signification.

« Chaque fois, relate-t-il, il y avait une histoire rattachée, comme si mes grands-parents voulaient encourager un paquet de monde sur leur route. »

Vincent Graton a retenu cette leçon de solidarité. Très tôt, songe-t-il, il a ainsi pris conscience de l’origine réelle des aliments. Plus tard, il a découvert qu’il pouvait faire d’une pierre deux coups en associant son pouvoir d’achat à ce lien d’affection envers les agriculteurs. Il dit vouer un « immense respect » à ces « grands philosophes très ancrés dans la terre ».

Le public, estime-t-il, n’a pas idée de leurs efforts et de leurs conditions de travail, de cette « espèce de survivance au quotidien ». En bon épicurien qui aime la nourriture et le travail bien fait, il se dit maintenant très sensible à la conversion de l’agriculture vers le biologique et à toutes les nouvelles approches.

« Je suis un maniaque de l’achat local, affirme-t-il. Je prends un temps fou à l’épicerie à regarder d’où proviennent les produits. »

Si son amoureuse, l’animatrice France Beaudoin, est plus « bord de l’eau », Vincent Graton convient qu’il est davantage « terre ». Le couple peut d’ailleurs marier ces deux caractéristiques lors de ses séjours dans les Cantons-de-l’Est où il possède toujours un pied-à-terre. Père de quatre enfants, Vincent Graton aimerait bien leur léguer un jour un bout de terre avec un boisé et un ruisseau, « un lieu de ressourcement ».

En tournage à la ferme La Macédoine, de Montebello, pour son émission Le goût du pays à Unis TV, Vincent Graton avoue être « un grand romantique » devant les merveilles élevées ou cultivées par les agriculteurs. Crédit photo : Gracieuseté d’Unis TV

En tournage à la ferme La Macédoine, de Montebello, pour son émission Le goût du pays à Unis TV, Vincent Graton avoue être « un grand romantique » devant les merveilles élevées ou cultivées par les agriculteurs. Crédit photo : Gracieuseté d’Unis TV