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Jacques Rougeau montre fièrement la ceinture qu’il a remportée à la World Wrestling Federation (WWF). Crédit photos : Geneviève Quessy/TCN

Jacques Rougeau montre fièrement la ceinture qu’il a remportée à la World Wrestling Federation (WWF). Crédit photos : Geneviève Quessy/TCN

L’enfance de Jacques Rougeau à la campagne

RAWDON — Après son père et avant ses fils, Jacques Rougeau s’est illustré dans la lutte québécoise. Quatre générations de lutteurs ont fait connaître la famille Rougeau à travers le monde.

Les Rougeau ont d’abord vécu à Saint-Sulpice, au bord du fleuve. Jacques Rougeau fils a de beaux souvenirs de son enfance à la ferme. « On avait 11 chevaux, dont certains appartenaient à des lutteurs comme Gino Brito et Pierre “Mad Dog” Lefebvre qui nous les laissaient en pension. Dans la grange, il y avait d’un côté les chevaux, et de l’autre l’arène de lutte. »

Le petit Jacques faisait courir les chevaux et les nourrissait. Il montait Blacky sans selle. « Je me baignais avec mon cheval et je me couchais entre ses pattes », se souvient le colosse.

Chaque année, avec ses frères Raymond et Armand, il faisait les foins chez M. Rivest, le voisin. « On faisait des concours pour voir qui allait monter la plus haute montagne de balles de foin sur la remorque. On réussissait à en mettre 10-12 de haut. »

Jacques Rougeau père entouré de ses fils Jacques, à gauche, et Raymond et Armand, à droite. Crédit photos : Gracieuseté de Jacques Rougeau

Jacques Rougeau père entouré de ses fils Jacques, à gauche, et Raymond et Armand, à droite. Crédit photos : Gracieuseté de Jacques Rougeau

Tout près, il y avait aussi le fleuve. Jacques Rougeau se souvient d’un quotidien imprégné des joies de l’eau. « Tous les jours, c’était la chaloupe et les bateaux, puis les motoneiges sur le fleuve en hiver. On se mettait six ou sept dans une grosse coquille Coca-Cola et on se faisait tirer. » L’été, la bande d’enfants se rendait en chaloupe sur l’île Bouchard, s’amusait dans les vagues des gros bateaux et attrapait les poissons qui restaient pris sur le rivage quand l’eau se retirait.

Puis, Jacques Rougeau père a déménagé à Rawdon. C’est là que son fils a élevé ses enfants à son tour. Aujourd’hui, Cédric, Jay et Émile prennent tranquillement la relève de la tradition familiale.

C’est d’ailleurs en leur compagnie que Jacques Rougeau prévoit monter dans le ring une dernière fois, à l’occasion de son spectacle, le 18 août prochain. « Ça me prend cinq à six jours à m’en remettre maintenant au lieu d’une journée. Alors ça sera mon ultime combat », confie le lutteur, bien connu pour être le seul Canadien à avoir battu Hulk Hogan.

En plus de son spectacle familial, qui célèbre la lutte dans son aspect artistique en mélangeant humour et haute-voltige, Jacques Rougeau prévoit continuer les conférences sur l’intimidation qu’il donne depuis 18 ans dans les écoles. « J’ai moi-même vécu de l’intimidation. Alors je suis bien placé pour en parler. Faire ces conférences a donné un sens à ma vie. »