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Marcel Lebœuf prend grand soin de ses vignes pour produire ses précieux raisins. Photos : Marie-Ève Rompré

Marcel Lebœuf prend grand soin de ses vignes pour produire ses précieux raisins. Photos : Marie-Ève Rompré

Le comédien vigneron

MONT-SAINT-HILAIRE — Quand il n’est pas occupé à jouer au théâtre où à prononcer une conférence, le comédien Marcel Lebœuf travaille dans son vignoble Le Correlieu, situé à Mont-Saint-Hilaire sur une terre ayant appartenu au peintre Ozias Leduc.

Comédien, conférencier et auteur, Marcel Lebœuf est aussi devenu vigneron en 2009.

Comédien, conférencier et auteur, Marcel Lebœuf est aussi devenu vigneron en 2009.

Marcel Lebœuf est né à Lévis. À 14 ans, il déménage à Laval-des-Rapides avec ses parents. Il est déjà Montréalais en 1974 quand il entre à l’École nationale de théâtre. L’amour de la nature et de la forêt lui vient de son grand-père qui possédait des terres à bois à Tourville dans la région de L’Islet, et qu’il visitait régulièrement. « Chez nous, on était quatre gars. Comme j’étais le plus vieux, grand-papa m’emmenait toujours avec lui en forêt », raconte le comédien, qui a hérité des terres de son grand-père.

Chez Ozias Leduc

Après plusieurs années passées à Montréal et dans le Vieux-Longueuil, Marcel Lebœuf déménage à Mont-Saint-Hilaire en 2006. Il acquiert les terres d’Ozias Leduc derrière chez lui pour éviter qu’un projet de condos ne s’y réalise. En 2009, après avoir mis trois ans à préparer le sol, il plante deux cépages sur l’ancien verger, du frontenac blanc et du frontenac gris, et fait don à la ville de la maison du peintre pour en faire un musée. Un nouveau cépage, petite perle, s’est ajouté il y a deux ans. « Les pommiers du verger étaient trop malades pour que je puisse les conserver, mais j’en ai deux qui appartenaient à Ozias Leduc que j’entretiens sur le terrain de ma résidence », mentionne M. Leboeuf.

Marcel Lebœuf n’a pas encore commencé à faire du vin. Pour l’instant, il fait du jus ou transforme ses raisins en gelée et en confiture. Il écoule ses produits dans différents points de vente en plus des marchés de Noël et des marchés publics en été.

Pourquoi est-il devenu agriculteur urbain? « J’exerce un métier, celui de comédien, dont on ne sait jamais de quoi demain sera fait », explique-t-il. Le vignoble, comme Marcel Lebœuf l’avait fait jadis en démarrant un théâtre d’été, compense cette insécurité. Plus encore, ajoute l’artiste, « la forêt et la vigne m’ont évité bien des pilules et des consultations ».

Marcel Lebœuf passera l’été au Théâtre Hector-Charland, de L’Assomption, où il jouera dans la pièce Un souper d’adieu aux côtés de Mario Jean et d’Anne Casabonne.