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La grandeur de l’océan est une source d’inspiration pour Laurence Jalbert.

La grandeur de l’océan est une source d’inspiration pour Laurence Jalbert.

Laurence Jalbert, la grande dame de la Gaspésie

GASPÉ — Elle a beau se trouver bien petite devant l’immensité de l’océan, l’auteure-compositeure-interprète Laurence Jalbert a le cœur assez grand pour y accueillir toute l’eau qu’il contient. Née à Rivière-au-Renard, un village à l’extrémité est de la péninsule gaspésienne, elle est l’une des chanteuses les plus aimées et aimantes du Québec.

Cet amour, on le ressent aussitôt qu’elle parle de cet endroit qu’elle a quitté à 15 ans pour étudier et faire de la musique. « Dès mes premières chansons, j’ai commencé à écrire ce qu’était la Gaspésie. La force de ce que j’ai vu, les rochers balayés par la mer, par l’eau salée, m’ont appris comment les épreuves nous façonnent, comment les vents de la vie peuvent nous forger », dit-elle. Ce grand spectacle auquel la petite Laurence assistait, assise sur le banc de sable les matins d’été, était déjà une leçon de vie pour elle.

Solide comme le Rocher Percé

« Je sais dans mon for intérieur que si j’étais venue au monde ailleurs que dans ma Gaspésie, je n’aurais pas cette solidité-là », avoue-t-elle. Pour assister à ses cours de musique à Rimouski, elle devait parcourir quatre heures de route. Faire de longues distances permet de comprendre l’importance des choses. « Grâce à ça, je sais à quel point c’est précieux quand quelqu’un me prend dans ses bras. Jamais je ne tiendrai ça pour acquis », lance-t-elle sans ambages. Il faut toujours redonner ce que la vie nous offre, croit-elle.

Laurence Jalbert et son grand ami Maxime Landry à Cap-des-Rosiers dans le parc national de Forillon. Crédit photo : Gracieuseté

Laurence Jalbert et son grand ami Maxime Landry à Cap-des-Rosiers dans le parc national de Forillon. Crédit photo : Gracieuseté

À quelques mois de ses 60 ans, l’artiste travaille à deux projets d’albums et à l’écriture d’un deuxième livre. Elle mène aussi sa caravane country à travers le Québec, l’été, depuis trois ans, en plus de ses propres spectacles et de ses conférences. Dans son dictionnaire, le verbe « créer » se trouve à la place du mot « retraite ».

Les nombreux projets qui animent Laurence Jalbert l’empêchent de retourner autant qu’elle le voudrait dans sa maison du parc national de Forillon. Son garçon et sa fille y vont plus souvent. « Mes enfants sont solides, forts et droits », ajoute avec fierté cette maman, issue d’une famille respectueuse, remplie d’amour et de générosité, et également grand-maman de six petits-enfants.

Laurence Jalbert croit que la Gaspésie influence sa création par ses couleurs, ses odeurs et la puissance de la nature. « Mes meilleurs amis, Annie Blanchard et Maxime Landry, proviennent eux aussi de petits villages. Nos souvenirs et nos valeurs sont les mêmes. Quand on vient des régions, on a déjà une fenêtre ouverte sur le cœur », conclut-elle.